Samira Koraïche : «Nous ambitionnons de remporter au moins six sièges»

Samira Koraïche : «Nous ambitionnons de remporter au moins six sièges»

ALM : D’abord, quel a été votre parcours politique ?
Samira Koraïche : J’ai intégré le parti de l’Istiqlal en 1979 et c’est là où j’ai appris réellement à confronter mes idées et à côtoyer les aspects de la politique sur le terrain. En 1982, lors du congrès du PI, je suis devenue membre du conseil national. J’ai par ailleurs pu accéder, durant mes 28 ans de militantisme, aux diverses structures du parti, et toujours par le biais d’élections démocratiques. J’ai ainsi été membre du comité central ainsi que membre de la section du parti de l’Istiqlal de Hay Riad – Agdal. J’ai également été parmi les femmes istiqlaliennes qui ont œuvré pour la création de l’Organisation de la femme istiqlalienne (OFI) dans le but de défendre les droits de la femme et les lui faire connaître. Je suis ainsi devenue membre du bureau exécutif de cette même organisation en 2006. Parallèlement au monde de la politique, je suis active aussi dans le domaine social. J’ai été, entre autre, vice-présidente de la Ligue pour la lutte contre l’analphabétisme.

Comment vous êtes-vous retrouvée à la tête de la liste nationale ? Et quelles sont les chances de cette dernière ?
Je ne me suis pas retrouvée à la tête de la liste nationale par hasard. J’ai en fait été démocratiquement élue par les membres du parti. Le PI a en effet décidé que la liste allait être votée, de manière démocratique, par le conseil national, qui représente tous les militants du Maroc. Les candidates à cette liste ont d’ailleurs mené une campagne électorale en bonne et due forme. Il y a eu par la suite le vote qui a désigné les candidates retenues pour faire partie de la liste nationale. En ce qui concerne les chances de cette liste, j’estime qu’elles sont réelles. Le PI est un grand parti. Lors des dernières législatives, nous avons pu remporter quatre sièges. Et pour ce qui est des prochaines échéances, nous ambitionnons d’en remporter au moins six. Nous sommes d’ailleurs très optimistes et nous sommes en train de mener une large campagne auprès des citoyens, basée sur une politique de proximité.

Vers qui dirigez-vous votre campagne en particulier ?
Nous dirigeons bien entendu notre campagne vers tous les citoyens marocains, quoi qu’elle vise en particulier les femmes. Nous savons pertinemment que les femmes sont disciplinées et que quand elles promettent de voter, elles tiennent leur promesse. Nous menons notre campagne à travers tout le Maroc, avec une attention toute particulière pour le monde rural. Notre campagne propose une formation au vote. Nous sommes partis du constat que les gens, surtout dans les campagnes, ne savent pas voter. Et, grande surprise, même les citoyens les plus cultivés ne savent pas nécessairement comment voter. C’est pour parer à cet état des lieux que nous avons décidé de sensibiliser les citoyens au vote. Nous veillons par ailleurs à expliquer le programme de notre parti ainsi que les grands chantiers que nous proposons de réaliser.

Que pensez-vous de la présence féminine au Parlement ?
Dérisoire est le terme qui qualifie le mieux la présence féminine au Parlement. Elle est certes bonne par la qualité, mais elle reste dérisoire par le nombre. Nous ambitionnons, pour les élections de 2009, d’atteindre un taux de représentativité minimum de 20% des femmes. Nous souhaitons en effet que la femme, qui constitue un élément essentiel de la société, soit gestionnaire au niveau local.

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