Santé mentale : Un collectif sensibilise les partis

Santé mentale : Un collectif sensibilise  les partis

Huit associations envoient demain une note pour inclure le sujet dans les programmes électoraux

La moitié des Marocains de plus de 15 ans a fait, fait ou fera l’objet d’un trouble mental à un moment de sa vie allant de l’insomnie jusqu’à la psychose, selon le ministère
de la santé.

A quelques semaines des élections, un collectif associatif se mobilise. Objectif : sensibiliser les partis politiques aux défis de la santé mentale. Concrètement, une note a été élaborée par un collectif de huit associations. Ladite note sera envoyée demain mercredi à tous les partis politiques dans l’objectif d’inclure la question de la santé mentale dans les programmes électoraux. La santé mentale fait face à d’énormes défis. Les chiffres sont, en effet, édifiants.

Au Maroc, la moitié des marocains de plus de 15 ans a fait, fait ou fera l’objet d’un trouble mental à un moment de sa vie allant de l’insomnie jusqu’à la psychose, selon le ministère de la santé. Face à cette situation, une nouvelle loi devait voir le jour mais elle se fait toujours attendre. Au-delà du retard d’adoption, le collectif pointe du doigt des insuffisances dans le texte présenté au parlement. Afin de pallier ces insuffisances, le collectif propose plusieurs pistes d’améliorations. Plusieurs points sont ainsi mis en avant, principalement sur le plan juridique, médical, familial et sur la communication. ALM a pu prendre connaissance des propositions avec plus de détails.  Celles-ci concernent notamment le transfert de pension de retraite des parents à leurs ayants droit (enfants malades), en mettant fin aux obstacles liés aux conditions préalables relatives à la déclaration de la maladie du bénéficiaire de la pension avant l’âge de 21 ans, et de ne pas être marié, la nécessité de ne pas travailler.

Sur le plan médical, il est question de la prise en charge médicale totale des malades mentaux avec la garantie de la gratuité pour les plus démunis ou un remboursement pour les assurés. Il s’agit également de garantir la prise en charge des soins hospitaliers, des traitements et du transport par ambulance (en cas de crise). Pour le collectif, le traitement de la maladie doit aussi inclure à la fois les aspects biologiques et psychosociaux (ergothérapie, appartements thérapeutiques, centres de jour…) et encourage la recherche scientifique en la matière au Maroc et s’ouvrir aux diverses expériences étrangères dans ce domaine. Enfin, le volet humain est aussi un point important selon le collectif bien que peu discuté dans le projet de loi.

En effet, les personnes atteintes de maladies mentales et psychiques sont souvent stigmatisées. La lutte contre les stigmatisations dépend, selon Hassan Hargoune, secrétaire général de l’Association Chams, de l’élaboration des politiques et des stratégies globales pour améliorer et promouvoir la santé mentale. «Il faut permettre aux associations de malades souffrant de pathologie mentale et à leurs familles de participer au processus législatif et à l’amélioration des dispositifs de prise en charge», conclut le secrétaire général de l’association Chams.

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