Settat : Des candidats sous de nouvelles couleurs

Le 7 septembre 2007 scellera-t-il le retour à l’hémicycle de Abdelhadi Khairate, candidat USFP malheureux lors du scrutin de 2002 ? L’ex-parlementaire socialiste a démarré une campagne électorale sur les chapeaux de roue pour essayer de couvrir l’une des circonscriptions les plus étendues du Royaume. Dotée de quatre sièges, cette dernière s’étend des limites de Casablanca aux frontières de Ben Guérir et peu de candidats y arrivent à entrer en contact avec des populations essentiellement rurales. M. Khairate, l’enfant terrible des Ouled Saïd et membre du bureau politique de l’USFP, semble cette fois déterminé à faire revenir en force son parti dans la configuration de la carte politique de la ville. Abdelhadi Khairate a été déclaré perdant lors des élections de 1997, mais il a pu assurer son siège, face à Moussaoui fils, à l’issue d’élections partielles suite à la décision du Conseil constitutionnel. Settat est l’une des circonscriptions «à problèmes» par excellence.
Le PJD nourrit les mêmes ambitions, mais sans en avoir les moyens et la base qu’il faut. Le parti islamiste a préféré Abdelmajid El Omari, secrétaire de la section locale, à Zakaria El Khyar, universitaire qui a les bases PJD derrière lui. Un choix dont pourra payer les frais, de nouveau, le parti de Saâd Eddine El Othmani. Au-delà de ces deux partis, le FFD également espère faire une percée à Settat et arracher l’un des quatre sièges grâce à une liste dirigée par El Hassane Belabssir. Ce dernier n’est autre que l’ex vice-président et actuel président du conseil municipal de la ville. Ces deux mandats lui ont permis de tisser sa toile pour prétendre à la députation.
Face à ces candidats, on retrouve trois autres candidats avec qui il faudra compter. Il s’agit du RNI Abdeslam Slaoui, homme d’affaires et ex-membre de la Chambre des conseillers, mais aussi du PPS Abdellatif Dezzazi qui occupe le poste de vice-président du conseil municipal de Settat. Sans oublier le parti de l’Istiqlal qui a accrédité une liste dirigée par le médecin Ahmed Benhssaïne. Dans la mêlée, il y a trois députés qui cherchent à rempiler. Il s’agit du MP Abdellah Saïl, mais surtout de Bouchaïb Jarmouni et de Ahmed Moussaoui. Le premier a claqué la porte du FFD de Thami Khyari pour diriger la liste du MDS de Mahmoud Archane, alors que le deuxième a quitté les rangs du MDS pour diriger celle du parti de Abdellah Kadiri.
La circonscription de Settat est l’une des trois circonscriptions de la région aux côtés de Berrechid et Ben Ahmed (trois sièges chacune). Fief des Ouled Saïd, elle est aussi la région des Béni Meskine, Ouled Abbou, Khémisset Chaouia, Had Mezzoura et on en passe. Dans cette région, l’appartenance tribale des candidats est déterminante dans le résultat des élections, même si l’on ne peut occulter la présence effective dont sont créditées des formations politiques dont l’USFP pour des raisons historiques de militantisme. C’est aussi une région où les campagnes électorales dégénèrent parfois en véritables batailles rangées pour finir en souvenirs tenaces qui nourrissent de solides et vieilles inimitiés. C’est aussi une circonscription dont le nom a toujours été associé à Driss Basri et qui en garde encore des séquelles.

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