Signature des deux mémorandums d’entente, El Yazami : Une étape dans un long processus

Signature des deux mémorandums d’entente, El Yazami : Une étape dans un long processus

En effet, la signature a coïncidé avec la célébration du soixante-sixième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. «Nous avons décidé de célébrer cet anniversaire par une initiative concrète, la signature de deux mémorandums d’entente entre notre institution et l’institution parlementaire.

Cette initiative n’est pas fortuite, elle est le résultat d’un travail collectif et d’une coopération commune initiée dès la nomination des membres du CNDH, et qui s’est poursuivie sous diverses formes durant ces trois dernières années», a affirmé Driss El Yazami, président du CNDH. Pour ce dernier, il s’agit d’une étape dans un long processus. El Yazami a cité plusieurs exemples, notamment la soumission par le CNDH au Parlement au mois de mai 2012 d’un avis consultatif concernant le projet de loi n° 01-12 relatif aux garanties fondamentales accordées aux militaires des Forces armées royales, et en particulier l’article 7 dudit projet.

De même, le Conseil avait émis un avis consultatif suite à une demande du président de la Chambre des conseillers concernant le projet de loi 12-19 fixant les conditions d’emploi des travailleurs domestiques en septembre 2013.

«La signature des deux mémorandums d’entente s’inscrit dans le cadre de la capitalisation de la précédente expérience considérée parmi les meilleures pratiques dans ce domaine et de l’institutionnalisation de cette relation conformément aux Principes de Belgrade régissant la relation entre les Parlements et les Institutions nationales de promotion et de protection des droits de l’Homme (INDH).  Ceci permettra de construire la deuxième expérience en la matière dans le monde après l’expérience australienne», a dit le président du CNDH.

Et de poursuivre : «En vertu de ces mémorandums d’entente, le CNDH et les deux Chambres du Parlement veilleront à adopter une approche basée sur les droits de l’Homme en matière de législation, de contrôle du travail du gouvernement, d’évaluation des politiques publiques et de diplomatie parlementaire, ainsi qu’au niveau des activités scientifiques et de renforcement des capacités».

A noter enfin que la signature des deux mémorandums entre les deux parties intervient quelques jours seulement après l’organisation de la deuxième édition du Forum mondial des droits de l’Homme à Marrakech.

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