Tirs croisés au Parlement

Tirs croisés au Parlement

Polémiques et prises de bec deviennent une spécialité au Parlement. La dernière séance de questions orales à la Chambre des représentants s’est transformée en un «combat» entre majorité, opposition et gouvernement au sujet des tirs de l’armée algérienne sur des citoyens marocains à la frontière faisant un blessé grave. L’opposition a critiqué le traitement du gouvernement demandant plus d’interaction avec les parlementaires.

La tension est montée d’un cran lorsque le ministre chargé des relations avec le Parlement et la société civile a voulu prendre la parole. Face à une situation qui commençait à déraper, la présidente a été contrainte de lever la séance. A leur retour, les différentes parties ont tenu à clarifier leurs positions. Pour Lahbib Choubani, «le gouvernement suit l’affaire avec le plus haut degré de vigilance, de responsabilité et de larges concertations».
Le ministre chargé des relations avec le Parlement et la société civile a expliqué que le traitement de ce dossier exige un haut niveau de responsabilité et une coopération entre l’ensemble des institutions de l’Etat soulignant par la même occasion le souci du gouvernement de communiquer avec le Parlement sur ce genre de questions. Pour leur part, l’opposition et la majorité ont réagi tour à tour sur le sujet. Ainsi, le président du groupe parlementaire de l’USFP (Union socialiste des forces populaires), Driss Lachgar, a qualifié les tirs algériens contre des civils marocains d’attaque barbare et sauvage insistant sur la condamnation de cette agression qui fait l’unanimité au niveau national. Dans le cadre d’une intervention au nom de l’opposition, Lachgar a aussi appelé  le gouvernement à continuer à communiquer avec le Parlement sur cette question et à répondre positivement aux requêtes présentées à ce sujet par les groupes parlementaires dans le cadre du «droit d’informer».

Prenant la parole au nom des partis de la majorité parlementaire, le président du groupe du Parti de la justice et du développement (PJD), Abdellah Bouanou, a affirmé que «les tirs par l’armée algérienne sur des civils marocains sont une agression flagrante contre le Maroc et ses citoyens par un pays voisin et une affaire grave face à laquelle nous n’allons pas nous taire et dont il faut faire face dans un esprit d’unité». Bouanou a estimé que «les mesures prises par le gouvernement vont dans le bon sens, mais restent insuffisantes». A noter enfin que le gouvernement avait publié un communiqué exprimant l’indignation suite à l’ouverture du feu par un soldat algérien sur des citoyens marocains.

Le ministère des affaires étrangères et de la coopération a également convoqué l’ambassadeur algérien à Rabat pour protester et demander des explications.

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