Transhumance politique: Le Conseil Constitutionnel sévit

Transhumance politique: Le Conseil Constitutionnel sévit

Quelques semaines après les dernières élections communales et régionales, le Conseil constitutionnel vient de déchoir le premier parlementaire de son mandat de député en raison de sa décision de changer d’appartenance politique. Il s’agit de Said Chabaâtou.

Ce dernier avait été élu député en 2011 dans la circonscription de Midelt sous les couleurs de l’USFP (Union socialiste des forces populaires). Mais il y a quelque temps, le parlementaire a décidé volontairement de rejoindre une autre formation politique. La procédure est enclenchée et la sentence ne tarde pas. Sauf que dans ce cas précis, C’est le parlementaire lui-même qui a enclenché la procédure.

«Le président de la Chambre de représentants a reçu un courrier explicite de la part du député Said Chabaâtou l’informant de sa décision de changer d’appartenance politique et demandant d’être déchu de son mandat de député», apprend-on auprès du Conseil.

Pour rappel, la transhumance politique a été interdite au Maroc par la loi au lendemain de l’adoption de la Constitution de 2011 et l’élaboration dans la foulée de nouvelles lois interdisant ce phénomène qui est monnaie courante depuis de longues années.

Il faut préciser enfin que d’autres cas de transhumance ont été signalés, notamment par les partis politiques au cours des dernières élections. Le Conseil constitutionnel pourrait revenir à la charge très bientôt.

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