28ème concours d’élevage à Oujda : Une qualité des chevaux barbes et arabes-barbes au top niveau

28ème concours d’élevage à Oujda : Une qualité des chevaux barbes et arabes-barbes au top niveau

Trois cents éleveurs ont participé à la 28ème édition du concours régional de l’élevage du cheval barbe et arabe-barbe organisé, samedi 16 juillet, par la Société royale d’encouragement du cheval via le Haras régional d’Oujda. La manifestation qui a drainé des centaines de chevaux d’élite a confirmé la réputation dont jouissent les éleveurs de chevaux de l’Oriental. 90 prix d’encouragement ont été, par ailleurs, distribués aux meilleurs étalons et juments d’une somme globale de 50.000 DH. Pour participer à ce concours, les différents chevaux devaient d’abord subir l’épreuve d’une sélection préliminaire et un entretien rigoureux se rapportant à quatre critères : le type standard, l’allure, le modèle et sur les aplombs. L’ensemble de ces chevaux était réparti en neuf catégories dont notamment les femelles et les mâles de deux ans, femelles et mâles de trois ans, les juments suitées ou saillies uniquement au cours de la saison de monte et des étalons approuvés. Lors de cette 28ème édition, le jury a travaillé en deux ateliers pour un traitement individuel du cheval. Un exercice qui a fait distinguer la catégorie des femelles âgées de quatre à six ans suitées ou non suitées. Chose qui démontre que les éleveurs commencent à rajeunir leurs élevages et investissent davantage dans l’avenir pour se préparer aux différents concours nationaux et internationaux et de surcroît conforter la notoriété dont jouit le cheval barbe et arabe-barbe. Les premiers et les deuxièmes de chaque épreuve ont été qualifiés pour les différentes épreuves interrégionales ou nationales organisées par la Société royale d’encouragement du cheval. Le concours assure aussi une valeur marchande supplémentaire à l’éleveur. Les chevaux classés voient leur valeur pécuniaire doubler ou tripler. Ils peuvent facilement passer de 50.000 DH à 120.000 DH ou plus pour chaque étalon confirmé. «C’est ce qui explique en partie pourquoi l’Oriental rafle plus de 35 % des prix lors des différentes compétitions organisées à travers le territoire national», a déclaré Mohamed Baya, directeur régional du Haras d’Oujda. Et de préciser : «Les éleveurs sont impliqués aussi dans l’externalisation de la monte. La vingtaine d’étalons qualifiés aux phases finales lors de cette édition n’ont pas facilité la tâche au jury qui a éprouvé énormément de difficultés pour départager les vainqueurs tellement la qualité des chevaux barbes et arabes-barbes était au top niveau». De telles performances n’auraient pas été réalisées sans l’accompagnement assuré par le Haras d’Oujda aux différents éleveurs de la zone orientale qui couvre l’ensemble des provinces de la région ainsi que les provinces de Guercif, Taza, Boulmane et Al-Hoceima. «Nous collaborons de manière étroite avec tous les partenaires car nous prévoyons de fidéliser l’éleveur à choisir un mode de sélection qui obéit à des règles scientifiques», ajoute M. Baya. Il est à préciser que le Haras d’Oujda est constitué d’une douzaine de stations de monte avec une cinquantaine d’étalons de meilleure qualité mise au service des éleveurs gratuitement. A cela s’ajoute la mise en place de l’insémination artificielle en semence fraîche pour pouvoir saillir plusieurs juments par étalon.

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