Agadir : Dénonciation de l’injustice à l’égard des enfants victimes de pédophilie

Agadir : Dénonciation de l’injustice à l’égard des enfants victimes de pédophilie

«Nous avons manifesté non pas pour faire de la pression sur les décisions judiciaires, mais surtout pour dénoncer l’injustice et l’indulgence des juges face à des criminels avérés». C’est en ces propos que Najat Anwar, présidente de l’association « Touche pas à mon enfant » a commenté à ALM la tenue mercredi d’un sit-in à Agadir réclamant une stricte application de la loi contre les abus et les violations physiques et sexuelles envers les enfants. En effet, ils étaient nombreux à répondre à l’appel de l’association pour pointer du doigt la clémence de l’appareil judiciaire et défendre la cause des milliers d’enfants victimes de maltraitances. Les manifestants ont appelé donc le corps judiciaire à être plus rigoureux dans ses jugements notamment pour les procès relatifs à la pédophilie. «Est-ce que la sévérité des sanctions varie-t-elle d’un tribunal à l’autre ?», s’interroge Mme Anwar, évoquant dans ce sens le cas du pédophile espagnole de Kenitra sanctionné à 30 ans de prison alors que celui d’Agadir n’a écopé que d’une année, sachant que la gravité des crimes est la même dans les deux cas. Selon Mme Anwar, les manifestants n’ont qu’une seule demande celle d’une justice équitable pour tous les enfants victimes d’abus sexuel. A travers cette action, l’association «Touche pas à mon enfant» continue de lutter contre le fléau de la pédophilie en levant le silence qui s’y entoure. «Le nombre des cas augmente d’un jour à l’autre. Les familles s’ouvrent davantage à cette problématique et la dénoncent sans honte ni tabou», affirme Mme Anwar. Malgré les efforts de sensibilisation, le fléau persiste toujours. Sa prolifération est actuellement due à de nouveau mode de communication. Si autrefois, les pédophiles , notamment étrangers, passaient par des lobbys intermédiaires, ils peuvent actuellement établir un contact direct avec leur proie , et ce via Internet. Pour lutter contre cette tare qui menace la jeunesse marocaine, la société civile a un long chemin à parcourir. L’avènement du nouveau gouvernement est une source d’espoir pour Mme Anwar. «Nous accordons beaucoup d’espoir au nouveau gouvernement, et l’invitons à se joindre à notre cause. Il est temps qu’il y’ait un partenariat solide entre la société civile et toutes les instances gouvernementales pour mettre fin à ce phénomène», conclut Mme Anwar.

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