Agadir : Mobilisation face à la raréfaction des ressources en eau

Conscient de l’impact désastreux du déficit hydrique sur la région, le Conseil régional de Souss-Massa-Drâa et ses différents partenaires publics viennent de dresser un plan d’action pour faire face à cette problématique qui constitue un handicap majeur pour le développement de la région. Ainsi, un «contrat de nappes» relatif aux ressources hydriques a été mis en place. Cette convention engage les différentes parties à déployer les moyens nécessaires pour cerner cette problématique. Ainsi, le Conseil de la région Souss-Massa-Drâa a alloué un budget de 160 millions DH pour une gestion optimale des ressources hydriques du bassin durant la décennie 2006-2015, dont 36 millions DH au titre des années 2006 et 2007, a annoncé le président du conseil, Aziz Akhannouch. Le ministère de l’Agriculture s’engage de son côté à réviser à la hausse le prix de la redevance de prélèvement du domaine public hydraulique dans tous les périmètres de la région. Les autorités locales auront pour leur part la mission d’assurer les actions de communications relatives au fonds de garantie à mettre en place par le Conseil régional.
Un comité de pilotage sera par ailleurs mis en place pour accompagner les mesures prises. La tâche de ce comité ne sera guère facile. L’intervention de cet organe sur le terrain devrait assurer l’application des différentes décisions prises. Les objectifs du comité du «contrat de nappe» seront donc d’assurer le contrôle et le suivi des forages et puits, ceci en organisant le métier de creusement des puits, de fonçage et de forages pour arrêter tout creusement illicite. Pour encourager à l’économie de l’eau, les procédures d’octroi d’autorisations d’utilisation du domaine public hydraulique et des aménagements par les utilisateurs ont été revues et simplifiées.
La communication constitue l’un des points forts de cette initiative qui procédera à la sensibilisation des utilisateurs de l’eau au niveau régional à l’importance de la sauvegarde des ressources naturelles. Afin de garantir la rationalisation de l’utilisation de l’eau, des contrôles d’utilisation des eaux souterraines seront également effectués. Le comité veillera également à la maitrise des superficies irriguées et des volumes de l’eau prélevés en nappe. La priorité sera donnée à l’accélération des activités de reconversion en système d’irrigation localisé. Il s’agit du premier axe de ce projet, qui sera doté d’une enveloppe budgétaire de 900 millions DH et qui concerne 30 mille hectares, a noté le président du conseil, soulignant qu’il devra permettre de passer du système d’irrigation traditionnelle à l’irrigation au goutte-à-goutte.
Il a aussi relevé que cette procédure permettra d’économiser 150 millions m3 d’eau par an ajoutant qu’il s’agit aussi d’encourager les agriculteurs à opter pour les cultures qui permettent d’économiser et de valoriser l’eau. Ces mesures draconiennes tenteront de mettre fin à l’extension des nouvelles superficies irriguées et aux creusements non autorisés. M. Akhannouch a par ailleurs évoqué la construction de 22 petits barrages, l’exploration de voies alternatives pour disposer de l’eau tels que le dessalement de l’eau et l’utilisation des eaux usées.

DNCR à Agadir Majda Saber
(avec MAP)

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