Agadir : Promouvoir la consommation des aliments fortifiés

Assurer un meilleur équilibre nutritif constitue un problème majeur et un engagement de la ministre de la Santé, mais la pérennité de veilles habitudes nutritives ayant trait à nos coutumes et cultures demeure un sujet nébuleux qui demande d’être revu. Une affaire qui revêt toute son importance quand on constate son impact direct sur le développement à la fois sociétal et économique de notre Royaume. Les chiffres le démontrent et attestent ne citant qu’un des impacts liés à ce problème de taille, la carence en fer coûte 2 milliards de dirhams par année au Maroc. Si un engagement étatique se fait sentir dans ce sens pour pallier ce problème, il est d’urgence d’engager toutes les procédures et programmes capables d’y mettre fin. Conscient de l’ampleur de ce problème, le ministère de la Santé a lancé un programme national de fortification des aliments à large consommation, ceci à l’appui de plusieurs partenaires stratégiques. La région du Souss qui reste l’une des régions marocaines leaders dans ce programme connaît aujourd’hui une collaboration à 100% des différents minotiers de la région. Toutefois, la sensibilisation des gens quant à l’importance de se procurer des aliments fortifiés est le challenge à remporter. Des réflexes qui doivent être intégrés dans nos habitudes de consommation. Ce programme qui consiste en plusieurs volets vise en premier lieu à fortifier plusieurs aliments à forte consommation (aliments de base) citant entre autres : l’huile de table, la farine, le lait et le sel. Ainsi plusieurs conventions ont été signées dans ce sens avec les différents industriels dans le but de les pousser à produire des aliments fortifiés. Si aujourd’hui 90% des huiles de table vendues sur le marché ont fait l’objet d’un enrichissement en vitamines A et D, 28 moulins sur 73% ont obtenu le label des aliments «enrichi» et produisent et distribuent la farine enrichie en fer,vitamines B1 ,B2 et en acide folique. L’urgence de pallier ce problème est capitale. Le Maroc souffre de nombreuses carences en vitamines et en sels minéraux qui restent une forme de malnutrition très répandue. Des chiffres qui attestent la gravité du sujet, un enfant sur trois, une femme sur trois et un homme sur cinq souffrent de carences en fer. Si aujourd’hui l’Etat connaît un engagement total dans ce sens, la sensibilisation à l’importance de s’approvisionner en ces aliments restent la solution adéquate. Surtout quand on sait que le prix de ses aliments fortifiés de base (l’huile de table, le lait, la farine, le sel) restent le même et ne connaît aucune variation de prix. Un réflexe de consommation simple mais pouvant mettre fin à un des problèmes majeurs de notre pays. En effet, le corps a besoin d’aliments riches en micronutriments. Les différentes carences entraînant des problèmes de santé majeurs. Prenons pour exemple la carence en fer qui reste l’une des carences les plus répandues car non seulement elle a des répercussions sur la santé mais elle est à l’origine de perturbation permanente du développement normal des facultés intellectuels et psychomotrices chez l’enfant, elle fragilise aussi le système immunitaire et favorise l’apparition de nombreuses maladies telle que l’anémie. Notant que les carences en micronutriments attaquent le système immunitaire et favorisent l’apparition de nombreuses maladies, citant la cécité, la surdité-mutité, le goitre, les déficiences mentales. Si aujourd’hui l’un des volets les plus importants dans ce programme a été assuré par la mise en place des aliments fortifiés sur le marché, l’étape à suivre est aujourd’hui la sensibilisation de la population à l’urgence d’en acheter ces aliments. Le citoyen marocain en consommateur averti a besoin de changer ses vieilles habitudes et de s’approvisionner intelligemment.

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