Asilah : Impliquer la femme dans le processus démocratique

Asilah : Impliquer la femme dans le processus démocratique

Les évolutions et transformations politiques et sociales s’opérant dans la région arabe exigent la révision des législations et des lois afin d’assurer une présence effective de la femme dans les différents domaines. C’est ce qu’ont essayé d’expliquer les participants à un colloque organisé, du 3 au 5 juillet, à Asilah, sous le thème «La femme et la démocratie dans le monde arabe». S’inscrivant dans le cadre de la 27ème session de l’Université d’été Al Moutamid Ibn Abbad, ce colloque s’assignait pour objectif principal de mettre en exergue notamment la participation de la femme arabe dans les mutations que connaissent plusieurs pays arabes, et les répercussions du Printemps arabe sur sa situation et sa position dans les institutions politiques, économiques, sociales et culturelles. «La lutte de la femme n’est pas terminée, elle est encore à ses débuts. Mais elle progresse avec beaucoup plus de fermeté que dans le passé», explique Mohamed Benaïssa, secrétaire général de la Fondation du Forum d’Asilah.  
Ce dernier poursuit que le Maroc est l’un des pays arabes et africains à l’avant-garde, qui s’est intéressé à améliorer la condition politique, économique et sociale de la femme. «Les réalisations accomplies, au cours des dix dernières années, par le Maroc en matière d’équité de la femme ne sont pas une fin en soi, mais constituant un anneau d’une longue chaîne de modernisation, de changement et de progrès social», ajoute M. Benaïssa.                                                                  
Les participants à ce colloque tiennent à mettre l’accent sur la nécessité de la responsabilisation des systèmes d’éducation et de formation pour produire des générations capables d’assimiler les capacités de la femme en lui accordant le respect, la considération et l’équité qu’elle mérite. Surtout que la nouvelle Constitution préconise «dans l’article 19 la mise en place d’une instance  pour la parité et la lutte contre toutes formes de discrimination», affirme Bassima Hakkaoui, ministre de la solidarité, de la femme, de la famille et du développement social. Cette dernière tient à préciser que son département ministériel s’est lancé avec d’autres partenaires pour la mise en œuvre d’un plan gouvernemental pour l’égalité des genres. Ce plan vise à «promouvoir l’égalité et l’équité entre les sexes», faisant remarquer que l’on prévoit grâce à ce plan de ramener le taux des  femmes responsables dans l’administration publique de 15 à 22% à l’horizon 2014. Il est à noter que la majorité des participants à ce colloque sont d’importantes figures féminines venues de différents pays arabes pour parler des répercussions du Printemps arabe sur la position de la femme dans la société.

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