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Assilah : Mehdi Akhrif et Fama Diagne Sène obtiennent le Prix Tchicaya U Tam’si

Assilah : Mehdi Akhrif et Fama Diagne Sène obtiennent le Prix Tchicaya U Tam’si

Le Centre Hassan II des rencontres internationales d’Assilah a abrité, samedi 16 juillet, la cérémonie de remise du Prix Tchicaya U Tam’si de la poésie africaine 2011. Présidé par le dramaturge, poète et romancier sénégalais, Alioune Badara Beye, le jury a décidé de décerner ce prix ex æquo au poète marocain, Mehdi Akhrif, et à la poétesse sénégalaise, Fama Diagne Sène. Décernée tous les deux ans depuis 1990 à la mémoire de l’écrivain et poète congolais, Tchicaya U Tam’si, «cette distinction met à l’honneur la création africaine», indique le secrétaire général de la Fondation du Forum d’Assilah, Mohamed Benaïssa, soulignant l’importance de l’œuvre littéraire et poétique de l’écrivain et poète Tchicaya U Tam’si, qui «se distinguait par une grande modestie durant toute sa vie, malgré son appartenance à une grande et riche famille congolaise». Intervenant à cette occasion, M. Beye a tenu à rappeler que Tchicaya U Tam’si est un écrivain total, dont le soubassement de sa riche production reste la poésie lyrique basée sur le rythme, l’image et les symboles. «Le parrain de ce prix a publié quatre recueils de poèmes, cinq romans, trois pièces de théâtre et plusieurs biographies», a-t-il précisé. L’intervenant a poursuivi que le jury salue les innovations majeures de l’édition 2011 avec deux prix masculin et féminin. «Le choix de ces deux lauréats n’est pas le fruit du hasard. Il relève d’une orientation tournée vers le présent et à l’avenir. Car le Prix Tchicaya U Tam’si doit désormais être accompagné d’une série de mesures liées à la vulgarisation et la promotion des auteurs», explique M. Beye. Né en 1953 à Assilah, Mehdi Akhrif, un des deux lauréats de ce neuvième prix, est poète, écrivain et traducteur. Ses œuvres sont traduites notamment en français, anglais, italien, grec et espagnol. Mehdi Akhrif a écrit plusieurs recueils de poèmes dont «Premier amour» (1997), «La tombe de Hellene» (1998), «Entre l’encre et moi» (2006), «Anthologie poétique» en deux thèmes (2003). Et parmi ses écrits en prose figurent «Portraits» (2000), «Masque et miroir de Youness» (2009) et de nombreuses autres traductions. «Mehdi est un poète arabophone très prolixe», a souligné M. Beye. Née en 1969 à Thiès au Sénégal, Fama Diagne Sène, autre lauréate de ce neuvième prix, est titulaire du Grand prix du président de la République sénégalaise pour les lettres 1997. Elle a obtenu en 2009 plusieurs distinctions dans son pays et à l’étranger dont le Grand prix de poésie des éditions Maguilien grâce à son recueil «Humanité» et celui remporté en 2003 à Genève pour son poème «Miroir». Fama Diagne Sène a été considérée en 2010 comme «la première femme dramaturge du Sénégal grâce à sa pièce fétiche «Mabilène ou le Boabab du Lion», elle est en même temps la première femme dramaturge à être jouée au théâtre national Daniel Sorano», a précisé M. Beye.

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