Avec plus de 22.000 nouveaux bacheliers, l’université Ibn Zohr sous pressions

Avec l’arrivée de plus de 22.000 nouveaux bacheliers venant des provinces de la région de Souss-Massa-Draâ, l’université Ibn Zohr (UIZ) est soumise à de multiples pressions pédagogiques, sociales et d’encadrement, a estimé le président de cet établissement, Omar Hilli.
« C’est une situation inédite. La prochaine rentrée sera rude, mais pas insurmontable pourvu que l’on se mette à la recherche de solutions novatrices selon une approche participative impliquant l’ensemble des acteurs concernés », a souligné M. Hilli, lors d’un point de presse lundi à Agadir.
Chiffres à l’appui, il a précisé que, comparativement à 2011, le nombre de nouveaux bacheliers a enregistré des hausses importantes dans toutes les filières: 15 pc pour le bac scientifique, 29 pc pour le bac lettres et 13 pc pour le bac économie et gestion.
L’UIZ, qui couvre plus de 52 pc du territoire national, regroupe huit provinces et quatre académies d’éducation-formation (Agadir-Ida Outanane, Guelmim, Laâyoune et Oued Eddahab), avec un effectif qui dépasse actuellement 52.000 étudiants.
Selon M. Hilli, les prévisions du nombre des étudiants à l’UIZ au titre de l’année universitaire 2012/2013 devraient se situer aux environs de 68.973 étudiants, « une situation qui impose de nouveaux défis en termes d’encadrement, de qualité et de prestations sociales ».
Le personnel pédagogique de l’UIZ est formé d’environ 600 enseignants chercheurs et 50 enseignants du 2ème cycle, alors que le personnel administratif et technique compte quelque 400 personnes.
Revenant sur les actions entreprises par l’Université dans ce sens, il a rappelé, entre autres, l’ouverture de facultés poly-disciplinaires à Ouarzazate, Taroudant et Guelmim, mettant l’accent sur l’impératif de promouvoir de « nouvelles niches de formation », particulièrement dans le segment bac+2.
De son côté, le président du Conseil régional, Brahim Hafidi, a plaidé pour la création au sein de l’Université de filières spécialisées (faculté de médecine et de pharmacie, un CHU et une école d’ingénieurs), déplorant au passage le manque d’encadrement pédagogique dont souffre l’UIZ (un enseignant pour 70 étudiants, le double de la moyenne nationale).
Le Conseil d’administration de l’UIZ, consacré fin juillet dernier à la problématique des sureffectifs, avait formulé une série de recommandations appelant notamment à ouvrir, de façon exceptionnelle, l’inscription des étudiants de la région dans d’autres universités nationales, obtenir de nouveaux postes budgétaires, accélérer la cadence de réalisation des chantiers ouverts et inciter les collectivités locales à mettre en place les assiettes foncières nécessaires à la création de nouvelles structures universitaires.

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