Beni Mellal : Le réchauffement climatique sous la loupe

Le Centre national de l’énergie, des sciences et des techniques nucléaires de Rabat, la Faculté des sciences et techniques et l’Ecole nationale forestière d’ingénieurs de Salé ont organisé la première rencontre maroco-canadienne sous le thème «Climat, eau et sol» dans la Région Tadla-Azilal les 27 et 28 juin 2008 à la FST à Beni Mellal. A l’ouverture de cette première rencontre, le doyen de la FST de Beni Mellal, Abdelaziz El Bouadili, a fait une allocution dans laquelle il a mis l’accent sur le réchauffement climatique dans le monde, ses causes et ses conséquences et sur la pénurie d’eau qui deviendra « l’enjeu majeur des guerres du 21ème siècle ». Les professeurs et chercheurs ainsi que des experts canadiens ont ensuite mis en exergue, dans leurs interventions, différents thèmes relatifs au climat, à l’eau et au sol comme la variabilité et les changements climatiques au Maroc et sur la zone de Tadla-Azilal, la problématique de l’économie de l’eau dans la zone DPA de Beni Mellal, l’extension urbaine et l’empiètement des terres agricoles irriguées dans le Tadla…  Le Maroc bénéficie d’une multitude d’atouts grâce à la richesse de ses ressources naturelles, à la diversité de ses climats, des sols, des reliefs et des écosystèmes. Cependant, il n’échappe pas aux problèmes de la dégradation environnementale. La zone de Tadla-Azilal, comme la plupart des régions du Maroc, a connu durant les 45 dernières années une tendance à la baisse des précipitations. En terme de projections futures, elle est devra subir un réchauffement allant de moins de 1°C (horizon 2011-2030 ) à plus de 3°C ( horizon 2071-2100 ) pour les températures annuelles. De surcroît, l’exploitation intensive et abusive des terres agricoles et leur mauvaise gestion sont les causes majeures responsables de la dégradation des sols. Face à cette problématique environnementale au niveau du Maroc et particulièrement dans la région de Tadla-Azilal, il est devenu impératif d’élaborer une stratégie adaptable aux conditions climatiques changeantes mais aussi pour promouvoir une gestion rationnelle et optimale des ressources naturelles. Pour le Pr Fatima Zahra Boujrhal, de la FST de Beni Mellal, cette première rencontre maroco-canadienne de Tadla-Azilal est une opportunité d’échanges scientifiques et d’expertises qui sera également une occasion pour créer des liens et une synergie de recherche entre les différentes composantes, à savoir les universitaires, les chercheurs, les administrations publiques, les opérateurs socio-économiques… Et d’ajouter : «La démarche de la rencontre, qui s’intéresse au climat, à l’eau et au sol, est à la fois limitée, pragmatique et prospective». 

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