Beni Mellal : L’économie de l’eau potable s’organise à Tadla-Azilal

Beni Mellal : L’économie de l’eau potable s’organise à Tadla-Azilal

Sous le thème «Les ressources naturelles: quelle mobilisation des acteurs locaux pour une meilleure gouvernance des ressources hydrauliques ?» L’Espace Associatif et le CEFA (Comité européen pour la formation et l’agriculture), en collaboration avec l’AIDECA (Association Intilaka pour le développement, l’environnement et la culture d’Afourer) ont organisé une table ronde le 25 octobre 2008 à la Maison des jeunes à Afourer (province d’Azilal). Cette rencontre, qui a porté sur la problématique de l’eau au Maroc et dans la région de Tadla-Azilal, a pour objectifs de réfléchir sur les espaces potentiels de dialogue entre les différents acteurs locaux et les associations sur la problématique de l’eau dans la région Tadla-Azilal et sur les modes et les mécanismes d’action commune pour une gestion équitable et durable des ressources hydriques. Après l’allocution d’ouverture de l’Espace Associatif et du CEFA, l’intervention de Latrach Aziz de l’Association pour le contrat mondial de l’eau a porté sur la problématique de l’eau au Maroc et d’ajouter : «notre objectif est de sensibiliser les associations et la population locale à l’économie de «l’or bleu» qui devient rare au fil des années. Plusieurs problèmes sont à l’origine de la rareté des ressources hydriques, la pollution, les changements climatiques, l’effet de serre, la répartition non équilibrée de l’eau, son gaspillage au niveau de l’agriculture (+ de 80% ), au niveau des ménages (+ 35% )…». Selon l’intervention de M. Aziz, sur le plan mondial, la problématique de l’eau potable se pose avec une acuité désespérante. 77,6% de cette eau est sous forme de glace et 21,8% est une eau souterraine et le reste, qui ne représente que 0,6%, doit satisfaire les besoins en eau potable de plus de 6 milliards d’êtres humains. Pour Mohamed El Hannani, de l’ONEP de Khouribga, l’accent doit être mis sur le programme de généralisation de l’eau potable en milieu rural ainsi que sur le développement des partenariats avec d’autres associations dans le but de sensibiliser la population à l’importance de l’économie de l’eau. Des projets sont en train de voir le jour, comme celui du renforcement et de l’approvisionnement de la ville de Beni Mellal en eau potable à partir du barrage de Bin El Ouidane, pour un montant global de 200 millions DH. M. Hannani a mis aussi en exergue l’importance de l’économie de l’eau. D’autres interventions se sont succédé telles que celle de l’Agence du bassin hydraulique Oum Er Rbia sur «Les ressources en eau dans le bassin Oum Er Rbia : contraintes et perspectives», celle de l’Association OCADD sur «La rationalisation de l’eau, c’est la pérennité de la vie»… Sous le thème «Expérience sur l’eau potable dans un douar en montagne» et «Expérience de l’association dans la gestion de l’eau», deux Associations on présenté leurs expériences dans l’économie et la gestion de l’eau potable dans leurs douars. Il s’agit de l’Association Ait Chiker Ouaouizert et l’Association Amal Ouargui.

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