Berkane : Restructuration de la filière laitière

Berkane : Restructuration de la filière laitière

Dans le but de développer la production annuelle laitière au niveau du périmètre irrigué de la Moulouya, une action tripartite, regroupant l’Office régional de mise en valeur agricole de la Moulouya, l’Association régionale des éleveurs de bovins et la Coopérative laitière du Maroc oriental, vient d’être lancée. L’objectif escompté est d’améliorer la production laitière pour arriver à cinq millions de litres par an d’ici 2009. Le même partenariat ambitionne une production de 5000 litres par vache en 2013, totalisant une production annuelle de plus de 70 millions de litres. Un plan d’envergure qui fait partie du nouveau programme de relance du secteur agricole au niveau national.
La stratégie préconisée s’articule autour de quatre axes, à savoir l’encadrement des éleveurs en matière d’amélioration génétique, la promotion des organisations professionnelles, l’exécution des programmes prophylactiques et l’alimentation diversifiée des bovins. Une amélioration qui s’articule autour de l’intensification de l’insémination artificielle et l’encadrement au niveau des opérations d’importation des génisses laitières.
La production laitière de la zone d’action de l’ORMVAM est estimée à 46,2 millions de litres par an. La ventilation de cette production sur les 35 centres de collecte est de l’ordre de 22 000 000 litres à Berkane, 20.000.000 à Nador et 4.000.000 à Taourirt. Quant à la production usinée, elle n’a pas dépassé les 20 500 000 en 2007. La valeur pécuniaire de cette production est estimée à 300 MDH. Elle assure aussi un volume de 2 523 000 jours de travail par an.
Une telle stratégie ne peut aboutir sans une bonne organisation professionnelle, explique Ahmed Messaoudi, coordinateur régional de l’association des bovins laitiers de la basse Moulouya. «On vise à renforcer les organisations professionnelles existantes par d’autres au niveau des périmètres de Bouareg, du Garet et de Taourirt». Et d’ajouter qu’il «faut généraliser la prise en charge des frais du contrôle laitier, de l’inscription au livre généalogique et de l’identification du cheptel». L’effectif des bovins est de l’ordre de 35.000 têtes (dont 15000 laitières). Sur le plan de la race on compte 11500 têtes, de race, pure pie noire, 21000 de race croisée et 2500 de race locale. Cependant, la tendance actuelle favorise l’acquisition des vaches Holsteins connues pour leur fertilité et leur productivité. Elles peuvent donner jusqu’à 7000 litres/an. Ceci dit la région dispose d’atouts considérables pour atteindre ces objectifs notamment la concentration de l’effectif productif en périmètre irrigué avec une amélioration génétique de l’ordre de 93%. La disponibilité d’aliment de bétail grâce aux 7200 Ha réservés aux cultures fourragères. De leurs côtés, les 15 cabinets vétérinaires assurent un encadrement sanitaire de qualité. Quant aux contraintes, elles se rapportent à la faible technicité des éleveurs qui engendre une faible productivité. Le secteur est aussi confronté à la faible diversification des cultures fourragères constituée à 90 % en luzerne, et le faible taux de transformation du lait (42%). Concernant l’alimentation, l’intervention des techniciens de l’ORMVAM cible la diversification des cultures fourragères. De son côté, le volet sanitaire du cheptel est soumis à tous les programmes de prophylaxie établis par la direction de l’élevage, en matière de lutte contre les maladies contagieuses. L’objectif est d’atteindre un taux de couverture vaccinale de 90 % tout en réalisant une identification généralisée du cheptel bovin.

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