Boujdour : Le logement sur de bons rails

Boujdour : Le logement sur de bons rails

Surnommée «la Fleur du désert», Boujdour connaît un développement urbain remarquable depuis plusieurs années. A présent, la cadence est accélérée par le lancement d’un important projet qui porte sur la réalisation de plus de 5.000 logements, ainsi que sur l’aménagement de 1.847 lots dédiés à la construction. C’est un projet né de la coopération entre le ministère du Logement et de l’Urbanisme et l’Agence de promotion et de développement des provinces du Sud (ADPS).
Il s’ajoute à un chantier ouvert par la société Al Omrane Al Janoub qui a pour objectif la construction de 2.100 logements sur une superficie totale de 70 hectares. Des logements destinés à l’habitat social toutes catégories confondues.
Le holding de construction dans le Sud marocain prévoit également l’aménagement d’une zone d’activités artisanales et industrielles pour accompagner le développement que connaît Boujdour, notamment avec l’achèvement, prochainement, des travaux de construction du grand port de la ville.
Ces différents projets doivent permettre d’assurer la résorption de l’habitat insalubre dans cette ville et accompagner l’accroissement démographique. En 2004, le nombre des ménages qui vivaient dans les campements et les bidonvilles ne dépassait pas 2.500 dans la ville de Boujdour. En 2006, plus de 800 baraques des campements Al Wahda ont été démolis et les bénéficiaires ont été relogés dans les lotissements Al Wahda I et II. Pour sa part, le document «Atlas des zones ouvertes à l’urbanisation», qu’avait déjà publié, le mois d’avril dernier, le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme, avait ouvert deux zones urbanisables dans la ville de Boujdour. La première zone s’étend sur une superficie de 110 ha, dont près de 54 ha consacrés à l’habitation alors que le reste de l’assiette foncière est réservé à la voirie ainsi qu’aux autres équipements publics et infrastructures. Cette zone sera dotée d’un complexe artisanal, d’une piscine municipale, de nombreux établissements scolaires, ainsi que d’une Maison de jeunes.
En ce qui concerne la seconde zone, qui s’étend sur une superficie de 71 ha, elle sera équipée d’une gare routière et d’un centre commercial. Aujourd’hui, cette ville de 45.000 habitants n’a rien à voir avec le village de pêcheurs implanté autour du phare qu’elle était avant 1975. Elle affiche sa volonté de se développer et ses potentialités économiques, notamment au niveau de la pêche maritime, ont attiré beaucoup d’investisseurs. Les chantiers qui sont en cours, et surtout la construction du port et l’aménagement des villages de pêcheurs, prouvent qu’un avenir prometteur attend cette Fleur du désert.

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