Caterina La Cava : «Notre projet porte sur les volets agricole et social»

Caterina La Cava : «Notre projet porte sur les volets agricole et social»

ALM : Qu’est-ce que d’abord le CEFA et quels sont ses objectifs ?
Caterina La Cava : Le CEFA est une ONG italienne de volontariat international à but non lucratif. Elle est active depuis 1978 dans les pays en développement. Son siège est à Bologne, en Italie. Le CEFA est reconnu par l’Union européenne et le ministère des Affaires étrangères italien. Les activités de notre organisation ont pour objectifs de développer divers secteurs comme l’agriculture, l’élevage, l’énergie, l’eau et la formation. Le CEFA a commencé ses activités au Maroc en 1998 avec un projet à Sidi Boumahdi et Meskoura, province de Settat. Pour ce qui est du Tadla-Azilal (Fquih Ben Salah, Beni Mellal, Souk Sebt), nos activités ont débuté en mars 2007. Notre projet porte donc sur deux volets : le volet agricole et le volet social visant la création d’un réseau associatif et des activités d’alphabétisation dans la région.

Quels sont vos partenaires en général ?
Il y a d’abord des coopératives comme celle de Sidi Aissa, celle de Ben Youssef, Coopérative Al Ouina… On a pour objectifs de former des agriculteurs et d’installer une unité de trituration. On a déjà commencé des formations sur l’olivier au profit des agriculteurs en collaboration avec l’ORMVAT et n’oublions pas que le projet est financé par l’Union européenne. On a aussi des Associations, la DAS de Beni Mellal, le Centre régional d’investissement, l’ADS, la Chambre de Commerce, la délégation de l’éducation nationale.

Quels sont les objectifs du projet lancé par l’OIM (Organisation internationale des migrations) à Fquih Ben Salah ?
La table ronde entre dans le cadre du renforcement du tissu social de la région, en collaboration avec l’Espace associatif de Rabat. Pour élaborer des diagnostics sur la région , on a organisé des débats, des réunions avec des Associations tels que le séminaire des 3 et 4 mai 2008, une table ronde à Beni Mellal et celle du 10 juillet à Fquih Ben Salah, une troisième table ronde est prévue pour septembre prochain.
Le problème de l’émigration se pose avec une acuité désespérante dans cette région .Aussi est-il devenu impérieux de mettre les jeunes à l’abri des dangers de cette émigration irrégulière. De surcroît, le projet vise la protection des jeunes et leur insertion sociale, éducative…Il s’agit donc d’une stratégie qui vise l’orientation et la protection des mineurs et de leurs familles contre les risques d’une telle émigration illégale, la mise en place d’une assistance psychologique, de stages d’insertion dans le marché du travail, des formations pour la création d’entreprises…

Quels sont les obstacles à affronter dans le domaine social ?
Bien qu’on dispose d’un grand nombre d’atouts comme la crédibilité des Associations dans la région, leur dynamique et leur crédibilité auprès des habitants, l’existence de valeurs de solidarité et de volontariat… On a d’autres problèmes à affronter pour mener à bien notre projet : il y a encore un taux élevé d’analphabétisme en plus de la faiblesse des ressources humaines et matérielles, la faible coordination entre ces Associations..  Mais notre objectif est d’abord de former ces Associations, de les regrouper en réseaux en vue d’organiser leur travail, de mettre en place des outils de communication sans oublier d’impliquer les collectivités locales dans le financement des projets de ces Associations…

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