Dakhla : Enraciner la culture du respect des droits de l Homme

Dakhla : Enraciner la culture du respect des droits de l Homme

Une cinquantaine d’acteurs associatifs et défenseurs des droits de l’Homme ont bénéficié récemment d’un atelier sur les techniques de la promotion de ces droits à Dakhla.
Initié par les commissions régionales des droits de l’Homme de Laâyoune-Smara, Dakhla-Aousserd et Guelmim-Tan Tan, cet atelier de deux jours a permis de renforcer les capacités des acteurs intéressés par la défense des droits de l’Homme dans les provinces du Sud et également de s’approprier le caractère universel des instruments internationaux et les mécanismes chargés de superviser la mise en œuvre de leurs dispositions.
D’après les organisateurs, l’objectif de cet atelier est de créer une dynamique locale dans les provinces du Sud en matière des droits de l’Homme, d’élargir le débat autour de la plate-forme citoyenne, d’œuvrer pour l’adopter comme référence dans les actions de sensibilisation, de l’éducation et de la formation, ainsi que d’assurer une forte implication des acteurs locaux dans la promotion des droits de l’Homme.
Selon Mohammed Lamine Semlali, président de la Commission régionale des droits de l’Homme de Dakhla-Aousserd, cet atelier a mis l’accent sur l’importance de la formation et de la promotion des capacités de la région, et ce en étroite collaboration avec tous les acteurs concernés, à savoir les autorités locales, les services extérieurs ainsi que les élus. M. Semlali a mis en exergue l’importance que revêtent les mécanismes régionaux des droits de l’Homme de par les missions qui leur sont dévolues en vertu du dahir portant création du Conseil dans les domaines de protection et de promotion des droits de l’Homme, et d’enrichissement du débat sur la construction démocratique.
Ainsi, ces acteurs issus des provinces du Sud ont pu renforcer leurs connaissances dans le domaine des instruments internationaux des droits de l’Homme et des mécanismes de contrôle et de mise en œuvre.
Lors de cet atelier, il a également été procédé à la présentation des grandes lignes du plan d’action du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), notamment l’observation et la protection des droits de l’Homme, la contribution à la mise en œuvre des dispositions de la Constitution relatives aux droits de l’Homme, la contribution à la cohérence des politiques publiques en matière des droits de l’Homme, la promotion de la culture des droits de l’Homme, le renforcement des capacités et le parachèvement de la mise en œuvre des recommandations de l’IER.
Pour rappel, le CNDH est composé de 13 commissions régionales ayant pour mission de suivre l’évolution de la situation des droits de l’Homme au niveau régional, en plus d’assurer la mise en œuvre des programmes du Conseil en matière de promotion des droits de l’Homme.

Dix-sept agents d’autorité ont été installés récemment dans leurs postes au niveau de la province de Laâyoune par le wali de la région, et qui s’inscrit dans le cadre du nouveau concept adopté visant le redéploiement des cadres afin de renforcer la gestion territoriale au service de l’intérêt général du Royaume.

Dans le cadre du dernier mouvement de mutation partiel initié par le ministère de l’intérieur dans nombre de provinces du Royaume, le wali de la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra, gouverneur de la province de Laâyoune, Khalil Dkhil, a présidé récemment la cérémonie d’installation des nouveaux agents d’autorité affectés dans cette province en présence des élus locaux, chioukhs de tribus sahraouies, tissu associatif, chefs des services extérieurs et chefs de divisions. Ce mouvement de mutation a concerné quelque 17 agents d’autorité nommés dans la province de Laâyoune, dont cinq cadres lauréats de l’Institut royal de l’administration territoriale.
Dans une allocution prononcée à l’occasion, M. Dkhil a souligné que le mouvement de mutation partiel, récemment initié par le ministère de l’intérieur, s’inscrit en droite ligne des Hautes orientations royales visant à redynamiser la gestion territoriale, appelant les élus et les responsables des services publics à davantage de coordination et à fournir toute l’aide nécessaire aux nouveaux agents dans l’accomplissement de leurs missions. Et d’ajouter que ce mouvement incarne par excellence l’administration de proximité, soulignant que, de par ses prérogatives, l’administration territoriale a toujours été fortement présente dans la gestion de la chose locale aussi bien au niveau social et économique qu’au niveau du maintien de l’ordre public.

 

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