Dakhla: La préservation du bassin hydraulique d’Oued Eddahab-Lagouira à l’ordre du jour

Dakhla: La préservation du bassin hydraulique d’Oued Eddahab-Lagouira à l’ordre du jour

Les eaux souterraines constituent la seule ressource en eau de la région d’Oued Eddahab-Lagouira, alors que le niveau de la nappe locale a continué de baisser au cours de ces dernières années. Pour en assurer une exploitation raisonnable, l’Agence du bassin hydraulique de Sakia El Hamra et Oued Eddahab a lancé récemment une étude à l’horizon 2030 au niveau de ce bassin qui va permettre de prendre connaissance de l’état des lieux des ressources en eau, définir ensemble une stratégie de gestion et de développement des ressources en eau du bassin hydraulique de la région, arriver à surmonter les problèmes auxquels est confronté le développement des ressources en eau au niveau de Dakhla et également de proposer des scénarios de développement des ressources en eau dans toute la zone du Sud. Selon les responsables de l’Agence, cette étude permettra d’examiner la situation actuelle de la nappe qui constitue l’unique source d’approvisionnement en eau potable dans la région en vue de connaître les quantités d’eau souterraine à exploiter par an pour répondre aux besoins de l’agriculture et aux besoins de la population en eau potable, afin d’assurer une meilleure exploitation. Ce bassin est dépourvu d’eau de surface, tandis que ses eaux souterraines sont majoritairement renfermées dans des nappes profondes. Le potentiel des ressources en eaux souterraines dans la région est estimé à 9 millions m3 par an, alors que les besoins actuels en eau sont de l’ordre de 7,8 millions m3 (4,3 millions m3 pour le secteur agricole et 3,5 millions m3 pour l’approvisionnement des habitants). Ces besoins devront se développer pour atteindre en 2030 un volume de près de 29 millions m3, alors que le volume des eaux souterraines demeurera le même (9 millions m3), ce qui exige le recours aux eaux non conventionnelles telles que le dessalement, le recyclage des eaux usées et le traitement des eaux saumâtres. En effet, au niveau du bassin hydraulique local, les écoulements d’eau de surface sont très limités dans le bassin. Les nappes souterraines constituent l’essentiel des ressources en eau du bassin riche en dépressions qui sont des lieux d’accumulation d’eau connus sous le nom de Sebkhas. D’après les explications fournies, la rareté des précipitations fait également que les nappes inventoriées sont peu ou pas du tout rechargées. Les analyses isotopiques confirment que la majeure partie des eaux souterraines s’est infiltrée il y a plus de 5 mille ans et que, par conséquent, il s’agit généralement de nappes fossiles.

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