Dakhla : Une formation au profit des agriculteurs et éleveurs

Dakhla : Une formation au profit des agriculteurs  et éleveurs

Les agriculteurs et éleveurs de la région d’Oued Eddahab-Lagouira viennent de bénéficier d’une session de formation initiée par la direction provinciale de l’agriculture de Dakhla et l’Association des éleveurs et agriculteurs de Tawrta et dont l’objectif est de mettre à la disposition de ces derniers les moyens et techniques de mise en œuvre pour rendre leurs résultats plus efficients en matière de production agricole.

Cette session a été encadrée par les vétérinaires de l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II, venus prodiguer une série de conseils pratiques aux éleveurs  et agriculteurs de la région d’Oued Eddahab-Lagouira, et qui ont porté notamment sur  la valorisation de la production agricole et surtout les moyens permettant son amélioration.

Cet événement, selon les organisateurs, entre dans le cadre de la nouvelle politique régionalisée et de proximité au profit des techniciens agricoles, des agriculteurs et des éleveurs de la région, et ce pour assurer la diversification et l’amélioration de la productivité et la compétitivité des éleveurs locaux et la préservation des ressources naturelles. L’objectif de cette formation est l’amélioration du revenu de la population rurale du sud du Royaume par l’amélioration de la productivité et la rentabilité des élevages et la mise au point de meilleures techniques en matière notamment de la reproduction et la nutrition.

La région d’Oued Eddahab-Lagouira dispose d’énormes potentialités pastorales matérialisées par l’étendue et l’abondance des parcours et leur capacité de régénération rapide, surtout en années pluvieuses. La superficie totale (y compris les incultes) s’élève à près de 13 millions d’hectares, soit plus de 90% de la superficie totale de la région. Ce secteur d’activités économiques occupe une place importante dans le tissu socio-économique de la population de la région, la nature et le climat de la région ont toujours favorisé ce type d’activité à la population locale qui a fait de l’élevage, notamment du dromadaire, et du commerce ses principales sources du revenu.

Alors que les productions en lait de chamelle représentent le deuxième contributeur au chiffre d’affaires du secteur agricole dans la région, bien qu’il crée moins d’emploi. En effet, le potentiel de production en lait de chamelle est estimé à 5.000 t/an. Pour les productions en viandes rouges elles sont estimées à 504 t/an et celles des viandes blanches à 250 t/an, soit 10 à 15% du besoin de la région en viande blanche.

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