Éducation : évaluer la décentralisation

Le directeur de l’Académie, Mohamed Benayad, a expliqué que ce colloque s’inscrit dans le cadre d’une série de séminaires régionaux consacrés au suivi et à l’évaluation du processus de décentralisation dans la gestion de la chose éducative.
Il a précisé que cette rencontre portera sur les réalisations, les contraintes et les approches relatives à la décentralisation dans le domaine éducatif, mettant en exergue la riche expérience acquise, durant ces dernières années, par l’académie de la région de l’Oriental dans ce domaine. «La démarche adoptée par ce ministère consiste à organiser en permanence des rencontres sous forme de séminaires de formation qui permettent d’apprécier les résultats que nous avons pu réaliser dans le cadre de la reforme», a-t-il dit avant de préciser que l’objectif est de dépasser les difficultés de parcours afin de rendre la réforme plus efficiente. «Il est temps, a-t-il poursuivi, de voir dans quelle mesure nous avons pu honorer nos engagements dans les différentes démarches adoptées concernant la décentralisation et de la déconcentration», faisant remarquer que des spécialistes représentant tous les secteurs d’activités et les différents départements ministériels ont proposé plusieurs alternatives qui seront soumises au débat lors de la rencontre nationale sur l’enseignement prévue le 7 mai prochain.
Dans la même foulée, il a relevé qu’avec les suggestions des autres académies, «on essayera de sortir avec une démarche plus cohérente qui permettra de faire évoluer le choix de la décentralisation». Dans son intervention, le wali de la région de l’Oriental, Mohamed Ibrahimi, a insisté sur les trois étapes franchies par l ‘Académie de la région de l’Oriental, à savoir : l’institution de l’académie qui est venue consolider les piliers de la gouvernance de proximité, la concrétisation de la politique de décentralisation et de déconcentration dans la gestion de la chose éducative et le lancement du projet de structuration.
L’académie de la région de l’Oriental, a-t-il noté en substance, a accompli plusieurs travaux notamment la préparation du plan de développement régional dans le domaine de la scolarisation et de la carte scolaire régionale, la réalisation de projets de construction et d’équipement et l’adaptation des programmes de formation aux spécificités régionales.
De son côté, Benyouness Merzougui, professeur à la faculté de droit de l’Université Mohamed Premier, a rappelé que le Maroc vit cette expérience à double vitesse : d’un côté, il a opté pour une décentralisation avancée au niveau du territoire (collectivités locales) et au niveau de la gestion publique (établissements publics) et, d’un autre côté, les compétences sont toujours concentrées au niveau des ministères et non déléguées aux services extérieurs. Pour lui, cela a provoqué un déséquilibre au niveau de l’application de lois sur le terrain surtout pour ce qui est du traitement de la gestion administrative. Il a conclu en affirmant que les propositions seront faites de manière à progresser dans le domaine de l’exécution des choix préconisés notamment pour ce qui est d’un système éducatif plus performant dans le cadre des choix que le Maroc a fait sur la déconcentration et la décentralisation.
Cette rencontre a été marquée par la tenue de quatre ateliers axés sur l’organisation institutionnelle, la planification et la programmation, la gestion des ressources humaines ainsi que la communication et le partenariat pour mieux appréhender le concept de décentralisation et de déconcentration adopté par le ministère de l’Education nationale. D’autres communications ont été également présentées lors de ce débat et ont notamment porté sur «Les conseils d’administration : un choix dans le cadre de la décentralisation et de la déconcentration» et «La décentralisation et la déconcentration : un choix pour la gestion de la chose publique».

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