Ferraj Redouane : «Il faut sauvegarder le patrimoine de la ville»


ALM : Quels sont les objectifs de votre projet de coopération culturelle ?
Ferraj Redouane : Il s’agit d’abord de la création d’un ensemble d’activités culturelles au sein de la FST et d’un travail en symbiose avec la Faculté des lettres de Beni Mellal. Ce sont des activités para universitaire organisées par la FST et les animateurs culturels. Notre activité vise, à long terme, le rayonnement culturel de Tadla-Azilal et l’implication d’acteurs sociaux, d’Associations, des ONG, de partenaires institutionnels…On souhaite développer notre région par ces manifestations culturelles tout en sauvegardant le cachet patrimonial régional.
La première édition sur le même thème a été organisée, le 17 mai 2007, et a porté sur divers thèmes comme l’étude géotechnique de la médina de Beni Mellal, le Patrimoine oléicole, le patrimoine amazigh…

Que voulez-vous dire par patrimoine matériel et immatériel de Tadla-Azilal ?
D’abord, il serait judicieux de se demander pourquoi avoir choisi ce thème ? Il s’agit d’un projet sélectionné par le ministère de l’Enseignement supérieur et le Service culturel français dans le cadre de la coopération franco-marocaine. Le patrimoine matériel englobe un ensemble de spécificités propres à la région Tadla-Azilal ( monuments historiques, artisanat…) alors que le patrimoine immatériel, c’est tout ce qui est symbolique comme la danse, la chanson, l’art, la peinture, les coutumes, les pratiques religieuses…
En plus, le patrimoine n’est pas une fin en soi, ce n’est qu’un tremplin vers le développement de la région.
Les interventions de ces deux journées ont mis l’accent sur la relation de l’Histoire avec le patrimoine culturel, le tourisme de Tadla-Azilal, atouts et perspectives, la sauvegarde du géoparc Mgoun …

Et les recommandations de la 2ème édition ?
Il a été décidé de maintenir l’activité culturelle sur le même thème. Au sujet de l’aménagement urbanistique de la ville de Beni Mellal, les composantes culturelles et historiques devront être sauvegardées.
Il faut restaurer les monuments historiques, aménager et valoriser les cavités souterraines de l’ancienne médina. Sur le plan touristique, l’encouragement des artisans est l’un des vecteurs du développement de la région. Il s’agit là de promouvoir la commercialisation des produits artisanaux en adoptant un nouveau «design» mais à condition de conserver les spécificités propres à la région de Tadla-Azilal.
Et pour désenclaver la ville et ses régions, il faut développer ses infrastructures, à ce propos un musée de tourisme sera créé à Azilal. Sur le plan du Bassin hydraulique d’Oum Er Rbia, l’une des priorités sera la gestion rationnelle de l’eau et l’aide aux agriculteurs en plus de l’adoption d’un programme de dépollution des eaux du Bassin.
Au sujet du pPatrimoine immatériel, il faut encourager une littérature de jeunesse par la création de Médiathèques et l’enrichissement des bibliothèques. De surcroît, les jeunes doivent apprendre l’art du conte (l’oralité) qui est une tradition de notre région.
 
Quelles sont vos perspectives d’avenir dans le cadre de ces journées culturelles ?
Nous voudrions bien créer une revue de la FST, sur le même thème, pour des motivations d’archivage. Il y a aussi le développement des partenariats avec d’autres organismes pour approfondir nos investigations patrimoniales car si nous voulons que notre région se développe, il faut valoriser son patrimoine. On espère aussi favoriser des pistes de recherches pour les futurs étudiants et les chercheurs…

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