Fès-Boulemane : Le besoin en logements estimé à 37.100 unités

Le besoin en logements généré par la croissance démographique dans la région de Fès-Boulemane pour la période 2007-2012 est estimé à 37.100 unités, soit un besoin annuel moyen de 7.420 logements, selon la direction régionale de l’Habitat et de l’Urbanisme.
La direction relève, dans un document sur le secteur de l’habitat et de l’urbanisme dans la région, que le maintien de la cadence de production annuelle de 7.988 logements enregistrée durant la période 2003-2006 permettrait de satisfaire et de dépasser largement les besoins de la croissance démographique. Une série d’actions ont été entreprises pour atteindre les objectifs escomptés. Il s’agit notamment de la couverture des agglomérations urbaines, centres urbains et ruraux de la région par les documents d’urbanisme, la réalisation d’études et projets d’urbanisme et l’ouverture de nouvelles zones à l’urbanisation.Concernant ce dernier point, il a été procédé à l’ouverture à l’urbanisation de nouvelles zones d’une superficie totale de 1240 ha à Fès et sa périphérie, d’une zone de 300 ha à Sefrou destinée à l’habitat et aux équipements et de 550 ha à la commune rurale d’Ain Chkef au profit de la Caisse de Dépôt et de Gestion. Les actions entreprises ont été renforcées par la mise en place de deux guichets uniques, lesquels ont montré leur efficacité dans le traitement des demandes d’autorisation de construire, de lotir et de morceler, avec le maximum de souplesse et de célérité. Le document retrace, par ailleurs, l’état des lieux de deux principaux problèmes d’habitat dans la ville de Fès, à savoir les bidonvilles et l’habitat menaçant ruine.
Pour le premier, la direction note que la tendance générale en matière de traitement demeure en deçà des attentes escomptées. Ces entraves concernent notamment le manque d’opportunités foncières, la non-adhésion des ménages à la bifamiliarité et au type d’intervention, la problématique d’attribution aux ménages composés et la lenteur au niveau de l’avancement physique de certaines opérations. Concernant la problématique de l’habitat menaçant ruine (HMR), la direction a noté que les actions entreprises demeurent loin d’apporter une solution radicale à ce phénomène, soulignant que l’alternative réside dans la création des zones de prévention se situant à l’intérieur des périmètres urbains et qui feraient l’objet d’opérations intégrées visant le relogement des ménages concernés et leur réintégration dans un contexte urbain mieux approprié.   

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