Fès : Un plan pour booster l’industrie

Les atouts de Fès favorisent avantageusement sa position en tant que destination industrielle. Son potentiel, son réseau d’infrastructures, ses fortes potentialités agricoles, ses grandes capacités foncières, son potentiel humain et le grand nombre d’entreprises dans divers segments en témoignent. En outre, de nouvelles franchises s’y sont implantées dernièrement. Désormais, la troisième capitale industrielle après Casablanca et Tanger n’est plus cantonnée à certaines filières traditionnelles comme le textile et l’agroalimentaire.
De nouvelles entreprises viennent s’y installer et dans des secteurs nouveaux et variés : logistique, chimie fine… «Il est tout à fait envisageable que sur certaines niches, Fès se transforme en un futur hub régional pour des multinationales», explique Mohammed Gharrabi, wali de la région de Fès-Boulemane et président du comité du Programme régional de développement industriel (PDRI).
Et afin de ne pas rater le train de l’émergence du secteur industriel, la région a mis le paquet en matière d’infrastructure et de qualité des ressources humaines. Dans ce contexte, Fès a été pionnière en termes de formalisation du programme Emergence en un programme régional de développement industriel, communément appelé PDRI. Plusieurs projets structurants de grande envergure ont été lancés dans le cadre de ce programme, visant notamment les secteurs de l’agroalimentaire, du textile et du cuir. Le programme mise ainsi sur la formation des ressources humaines ainsi que sur le soutien de l’innovation, de la recherche et du développement. La prospection de nouveaux marchés a également été prévue.
Pour le textile et le cuir, le programme a prévu la réduction des droits douaniers, la création de nouvelles zones industrielles spécialisées pour les tanneries et mégisseries, ainsi que la mise en place de mesures incitatives.
La seconde étape de ce programme s’attaquerait aux secteurs émergents. Le PDRI prévoit ainsi la création de la ville numérique « Fès Shore » pour une enveloppe budgétaire estimée à 425 millions de DH. Cette ville devrait constituer une véritable plate-forme en matière de technologies de l’information et de la communication (TIC) et en offshoring, et surtout en matière de création d’emplois (5000 emplois directs sont prévus). Ce programme pilote privilégie par ailleurs la création de nouvelles zones industrielles, en plus des huit zones industrielles opérationnelles étendues sur 400 hectares. Des études de réalisation de nouvelles zones industrielles sont ainsi en cours d’achèvement comme celle de Ain Chegag où devrait être installé le parc industriel Ain Chkef. Le programme prévoit en outre la réhabilitation des espaces d’activités déjà existants dont Dokkarat, Sidi Brahim et Bensouda.
Ce dernier profitera d’une enveloppe budgétaire de 70 millions de dirhams. Le PDRI compte également la création de magasins et de nouvelles aires de dédouanements. Si ce plan vient donner une impulsion à l’industrie de la région, il n’en reste pas moins que cela «suppose de veiller scrupuleusement au respect des délais d’exécution des travaux d’aménagement et à la réalisation de projets par les attributaires de lots industriels. C’est le seul moyen d’optimiser le foncier industriel», selon les dires de Mohammed Gharrabi.

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