Formation aux métiers de l’environnement

Organisé par la Direction de la formation des cadres administratifs et techniques (DFCAT) du ministère de l’Intérieur en collaboration avec la Fondation allemande Hans Seidel et la Coopération technique allemande (PGPE), ce séminaire vise en premier lieu la sensibilisation des cadres de la fonction publique sur l’importance de l’environnement. Les objectifs de ce séminaire sont multiples. Il s’agit, entre autres, de développer le travail en réseau entre les différents intervenants en matière de protection de l’environnement et de s’informer sur le cadre juridique régissant la préservation de l’espace environnemental. «le Maroc a ratifié plusieurs conventions relatives à l’environnement, ce qui implique pour lui des engagements internationaux dans le domaine de la protection de l’environnement et du développement durable », a expliqué la directrice de la Formation des cadres administratifs et techniques au ministère de l’Intérieur, Najat Zarrouk.
Mme Zarrouk a ajouté que «la Fondation Hans Seidel a soutenu, pendant plusieurs années, un important programme de formation, en collaboration avec la DFCAT, particulièrement dans les domaines de la gestion communale, de l’organisation régionale, de la bonne gouvernance locale, de l’introduction des nouvelles technologies de l’information et de la communication, et de la formation des formateurs». «La Fondation Hans Seidel, a-t-elle poursuivi, nous a aidés à conclure un autre partenariat de coopération avec l’Agence de coopération technique allemande (GTZ), qui contribue activement aux projets liés à l’environnement dans la région Tanger- Tétouan».
Par ailleurs, ce séminaire qui doit s’achever le 23 mars 2007, est destiné aux 26 responsables et cadres des services de l’environnement au niveau de la wilaya de la région Tanger- Tétouan et des 16 municipalités qui en relèvent. Ces assises permettront aux participants d’établir un programme de formation dans les métiers de l’environnement au niveau territorial. Les participants profiteront également de l’apport des institutions qui interviennent en matière d’environnement : des représentants du ministère de l’Aménagement du territoire, de l’Eau et de l’Environnement, l’Office national de l’eau potable (ONEP), la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement et le gestionnaire délégué de distribution d’eau et d’électricité et d’assainissement (Amendis). Dans son intervention, le chef de la division du contrôle et du contentieux au ministère de l’Aménagement du territoire de l’Eau et de l’Environnement, Fouad Zaydi, s’est penché sur les problèmes de la dégradation de l’environnement.
Son intervention a abordé plusieurs axes notamment les potentialités écologiques et environnementales dont dispose le Maroc et leur processus de dégradation. «Cette dégradation de l’environnement a un coût, qui est estimé à 4,6% du Produit intérieur brut (PIB)», a-t-il précisé. De son côté, le directeur de l’exploitation d’Amendis, Benoit Destremau, a évoqué l’expérience d’Amendis en matière de l’environnement depuis l’entrée en vigueur des contrats de gestion déléguée avec la région de Tanger-Tétouan au mois de janvier 2002.
Grâce à des relations de partenariat avec les collectivités locales, cette société gestionnaire déléguée de distribution d’eau potable et d’électricité, de collecte et traitement de l’assainissement liquide, a réussi à devenir un acteur important du développement économique et social. Elle a, en outre, contribué à l’amélioration des services de protection de l’environnement en se basant notamment sur le développement des infrastructures.

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