GEI, une expérience concluante en huile d’olive

GEI, une expérience concluante en huile d’olive

Dans le but de mettre en commun leurs expériences respectives dans le domaine oléicole et afin de développer leurs productivités de manière à répondre aux exigences de la qualité escomptée par le marché international, 37 petits agriculteurs regroupés en trois coopératives : Irsan de la commune rurale de Ain Lahjar, Achajara Almoubaraka de la commune rurale de Tanachrafi et l’Association Kénine de la commune rurale de Rislane, viennent de lancer le premier Groupement d’intérêt économique de l’Oriental. Une expérience pilote dans le domaine de la production, le conditionnement et la commercialisation de l’huile d’olive vierge. C’est un projet qui a vu le jour grâce à l’encadrement de la direction régionale de l’agriculture dans le cadre d’un projet du Fonds international de développement agricole, et l’implication de l’Agence de développement de l’Oriental ainsi que l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel ONUDI. Ledit Groupement qui s’est donné pour nom «Terroir du Maroc oriental» dispose de trois unités de trituration avec une capacité qui oscille entre 100 et 150 kg/h chacune. Des unités installées sur le site même de la culture des olives à ElAioun, Tanacherfi et Kénine. L’ensemble de la production est acheminé vers un centre de collecte, de stockage, de conditionnement et d’emballage d’huile d’olive à Bénidrare. Présentant cette expérience à ALM, Mohammed Gaidi, président du Groupement, a expliqué que les 37 fellahs qui constituent le groupement ont opéré par plan qui prévoit une progression par étape. «Dans un premier temps (2008-2009) on a assuré l’investissement de démarrage pour réaliser une production qui répond aux normes en matière de fabrication et d’hygiène. L’objectif étant de proposer une huile d’olive vierge et extra. Cela nous a permis d’être primés au concours national de qualité d’huile». Au cours de la deuxième étape qui démarrera avec la production agricole 2010, le «Terroir du Maroc oriental» ambitionne d’augmenter la production pour atteindre un rythme de croisière gravitant autour de 50 tonnes par saison agricole. Cela passe, pour M. Gaidi, par «le recours à une politique d’amélioration continue de la qualité en vue d’instaurer un système de management fiable et intégré dans le processus de fabrication». De son côté, Youssef Bahetta, chargé de mission et responsable du secteur agricole à l’Agence de développement de l’Oriental, a précisé à ALM que «la vision de l’Agence de l’Oriental est d’appuyer le développement de cette filière à travers la création de groupements de producteurs qui seront ensuite des «agrégateurs» dans le cadre du Plan Maroc Vert». Et d’ajouter : «Une telle approche préconise de transformer une production de niche en production de masse tout en gardant la qualité requise». Il est à signaler que ce groupement prévoit la diversification de ses produits notamment dans le domaine cosmétique tel que la fabrication des savonnettes à base d’huile. Pour atteindre ces objectifs, il doit répondre aux exigences des normes draconiennes pour être certifié ISO dans un premier temps puis BIO par la suite.

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