Jamal Souissi : «Ce prix représente pour moi une reconnaissance»

Jamal Souissi : «Ce prix représente pour moi une reconnaissance»

ALM : Que représente pour vous l’hommage qui vous a été rendu lors de ce festival ?
Jamal Souissi : Je trouve l’idée géniale de rendre hommage, lors de ce festival, à deux cinéastes marocain et espagnol. Les prix Hercules attribués, cette année, à moi en tant que réalisateur et producteur marocain et au cinéaste espagnol Bigas Luna contribuent, en fait, à favoriser les liens artistico-culturels entre les deux peuples marocain et espagnol. Il représente, pour moi, une reconnaissance de plusieurs années de travail et de création que j’ai effectuées au Maroc et en Espagne.

Quel est l’apport du festival «Tanger Crea» à côté des deux autres célèbres festivals, à savoir celui du court métrage méditerranéen et celui du film national à Tanger ?
Nous sommes content qu’il y ait autant de festivals à Tanger et nous espérons qu’il y en aura encore plus. Tanger Crea est un festival très jeune et je suis très content de la tournure qu’il a prise avec le changement de concept et de vision. Mais, il est en premier lieu un festival de cinéma qui a pu rassembler un certain nombre de domaines artistiques. Et je trouve que l’actuelle politique du Centre cinématographique marocain (CCM), qui encourage l’organisation de ce genre d’événements à Tanger, revêt une grande importance sur le plan national et international. D’autant plus que les festivals constituent l’occasion pour les artistes de faire connaître leur travail et pour le public d’être en contact avec ces derniers. Et Tanger constitue un espace cinématographique meilleur.

Quand avez-vous découvert votre passion pour le cinéma?
J’ai toujours été ce que je suis aujourd’hui. Je suis allé pour la première fois au cinéma à l’âge de sept ans avec mes tantes. J’ai senti à partir de là que quelque chose a pénétré dans mon cerveau et dans mon cœur. Et j’ai commencé à partir de cet âge à m’intéresser au cinéma. J’invitais mes copains du quartier à voir mes spectacles que je faisais avec des boîtes en carton et des ombres sur les murs. J’ai monté ma première pièce de théâtre lorsque j’étais élève au collège Ibn Batouta à Tanger.

Pouvez-vous nous parler de votre parcours artistique ?
Je suis parti, après le Bac, pour étudier le théâtre et le cinéma en France. J’ai travaillé quelque temps en France. J’y ai fait aussi de la radio avant de rentrer au Maroc et travailler à Medi 1, où je produis des émissions sur la culture et l’art. J’ai entamé ma carrière au cinéma en travaillant comme premier assistant- réalisateur dans une grande production cinématographique «La bataille des trois rois», qui a été réalisée en 1989 par Souheil Ben Barka. J’ai produit d’autres films au Maroc et en Espagne. Mon dernier film «Nouara» est produit et diffusé par la deuxième chaîne 2M.
Avez- vous d’autres projets de films ?
Je suis en train de produire une série de films dont le personnage principal est joué par Larbi Yacoubi. C’est une manière de rendre hommage à ce grand artiste tangérois connu aux niveaux national et international. Je travaille aussi sur plusieurs d’autres projets pour le cinéma et la télévision.

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