Jihane El Bahhar : «J’avais au début beaucoup plus d’amour pour l’écriture»

Jihane El Bahhar : «J’avais au début beaucoup plus d’amour pour l’écriture»

ALM : Que pensez-vous du festival national du film de Tanger ?
Jihane El Bahhar : C’est très agréable de participer à ce genre de festivals. C’est le seul endroit où l’on peut voir les courts métrages. Et en tant qu’artiste, je trouve que c’est une bonne opportunité pour faire des rencontres avec des professionnels du cinéma.

Pouvez-vous nous parler de l’histoire de votre film ?
Le film «L’âme perdue» raconte l’histoire d’un jeune peintre portraitiste qui vit dans des conditions misérables. Il gagne sa vie en étant peintre de portraits des gens dans la rue. Son seul univers est constitué de ses peintures qui lui tiennent compagnie. Il aime parler à ses tableaux et de leur faire part de ses sentiments profonds et de sa quête de soi.

Est-ce que «L’âme perdue» est votre premier court métrage ?
C’est mon troisième court métrage. Mon deuxième court métrage «Shift+supprimer» a participé il y a deux ans au Festival national du film de Tanger. Il s’agit d’un film autobiographique qui raconte l’histoire d’une jeune scénariste. Mon troisième court métrage s’intitule «Chapitre dernier» et dont le scénario a été écrit par Jamal El Khanoussi. Mes trois films ont participé à plusieurs festivals du cinéma. Ce qui m’a permis de décrocher des prix en particulier lors des festivals organisés à Kénitra et Beyrouth.

Qu’est-ce qui vous a poussé à travailler dans le cinéma ?
C’est un moyen de s’exprimer par l’image et le son. Et d’ailleurs, on trouve toujours une grande envie de dire ce que l’on ressent à l’intérieur de soi. C’est le cas de mon deuxième court métrage «Shift+supprimer» qui décrit en quelque sorte mon métier de jeune scénariste.

Comment avez-vous découvert votre passion pour le cinéma ?
J’avais au début beaucoup plus d’amour pour l’écriture. Au début de ma carrière, j’écrivais des scénarios de films. Je suis lauréate de la section audiovisuelle à la Faculté de Ben M’Sik Casablanca. J’ai ensuite choisi de me spécialiser dans l’écriture de scénarios. J’ai fait des études en montage à l’école d’Ouarzazate. J’ai également suivi des stages et des ateliers d’écriture de scénarios au Maroc, en Belgique, en Italie et en France. J’ai participé en tant que scénariste dans d’autres films, téléfilms et sitcoms pour la chaîne 2M. J’ai écrit dernièrement les scénarios des deux films «Entre hier et demain» de Said Chraïbi et «Aïcha la rebelle» de Mohamed Abderrahman Tazi.

Pouvez-vous nous parler de vos nouveaux projets ?
Je me prépare pour réaliser un long métrage et qui sera suivi par un téléfilm. Et je suis en train d’écrire des scénarios des films destinés pour d’autres réalisateurs.

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