Laâyoune : La lutte contre l’ensablement s’organise

L’ensablement est l’un des durs défis pour la ville de Laâyoune, et qui risque de mettre en péril tous les efforts de développement déployés localement. Pour le contourner un  projet ambitieux est en cours, et qui a été lancé  par  le Service provincial des eaux et forêts de Laâyoune (SPEF), la municipalité de Laâyoune et le conseil de la région de Laâyoune-Boujdour Sakia El-Hamra, et qui consiste dans le reboisement récréatif de 140 hectares, ainsi que la plantation de certaines espèces locales.  Selon les responsables du  SPEF de Laâyoune, ce projet revêt une importance extrême du fait que la  lutte contre l’ensablement  constitue l’une des actions les plus importantes à entreprendre par priorité du fait de l’urgence qui s’y attache.  Et ce vu que dans la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El-Hamra, les dégâts causés par les accumulations sableuses posent de sérieux problèmes aux niveaux des agglomérations, du périmètre agricole, des voies de communication, des ports et des infrastructures industrielles.
Cette lutte contre l’ensablement passe par le renforcement du secteur forestier de la région, et dont la stratégie de développement dans la zone Sud a été déjà lancée, et qui s’articule autour de  la conservation et le développement du potentiel forestier et la  préservation des équilibres naturels, la satisfaction des besoins prioritaires des populations, l’intégration de la forêt dans la stratégie de développement rural de la région en veillant à sa complémentarité avec les autres activités notamment agricoles et pastorales.
De l’avis de plusieurs chercheurs, cette lutte contre l’ensablement demeure à la portée, du fait que la région recèle plusieurs atouts, notamment la présence d’un potentiel forestier important à base d’espèces végétales autochtones, et d’une biodiversité terrestre et maritime remarquable représentée par des espèces sédentaires et migratrices de la faune sauvage, la disponibilité importante de ressources hydriques souterraines et occasionnellement superficielles. Ainsi que la présence d’une côte Atlantique adoucissante du climat sur une longue distance.  Et ce n’est pas tout, en matière de rétention des eaux des crues, il a été réalisé en 1995 un barrage sur l’Oued Sakia El Hamra d’une capacité de 110.000.000 m3. Ces éléments  constituent des atouts qui peuvent contribuer à une lutte efficace  contre la désertification.  Toutefois certains problèmes constituent un frein au développement de cette opération, comme l’absence d’études de  quantification et d’aménagement  des programmes de la recherche appliquée et des plans de gestion pour les sites d’intérêt biologique et écologique, la fragilité des écosystèmes et la perturbation du milieu naturel d’action de l’homme et du cheptel, l’exploitation anarchique et non contrôlée des eaux souterraines et le degré de salinité élevé pour la plupart des nappes, la présence de dunes qui constituent l’une des plus importantes sources de l’ensablement, ainsi que  le domaine forestier non sécurisé. Ces efforts se conjuguent pour assurer la protection des infrastructures de la ville de Laâyoune contre l’ensablement, la protection de la route nationale 1 dans la partie reliant Laâyoune au port, la fixation des dunes, et la création d’emplois pour la main-d’œuvre locale.

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