Laâyoune : La prison pour les saboteurs de Boucraâ

La chambre criminelle près la Cour d’appel de Laâyoune a confirmé, mardi 26 juin 2007, les jugements rendus par le tribunal de première instance, le mardi 17 avril dernier, contre les trois personnes inculpées dans l’affaire des actes de vandalisme et de sabotage des infrastructures de phosphates à Boucraâ. Le tribunal a ainsi confirmé la condamnation du dénommé Yahdih Terrouzi à 18 mois de prison ferme.
Ce dernier a été poursuivi pour «constitution d’une bande criminelle, groupement armé sur la voie publique, placement sur la voie publique d’objets entravant la libre circulation et outrage à fonctionnaires dans l’exercice de leurs fonctions». La peine de 5 ans de prison ferme a été également confirmée contre Elouali Amidane et Bachir Ben Taleb qui ont été poursuivis pour plusieurs chefs d’inculpation, notamment la «constitution d’une bande criminelle, destruction de biens publics et recours à des charges explosives». Cette audience, ouverte au public contrairement aux affirmations des milieux séparatistes à Laâyoune, a duré plus de cinq heures et a connu la présence de deux observateurs internationaux. Cette affaire remonte au mois de décembre 2006 lorsque les trois prévenus ont fait exploser une partie du canal (la célèbre ceinture jouxtant une bonne partie de la route reliant Laâyoune et Smara) de transfert de phosphate des gisements de Boucraâ vers le port de Laâyoune pour être exporté. Cet acte criminel avait causé une suspension provisoire des exportations.
Par la suite, les services de police sont arrivés à définir l’identité des auteurs de cet acte qui ont été déférés devant la justice pour répondre de leurs méfaits. Ces actes ont été vivement condamnés par les citoyens de la région du Sud marocain dont un nombre important de personnes travaillent dans les mines de Boucraâ. Ces dernières, pour rappel, génèrent plus de 100 nouveaux postes d’emplois par an au profit des jeunes de cette région du Royaume.
Il est à rappeler que certains milieux pro-Polisariens ont déjà menacé au mois de janvier dernier de recourir à des actes de sabotage notamment contre les tapis roulants pour le transport des phosphates de la mine Boucraâ vers le port de Laâyoune. Un volet économique de la guerre téléguidée depuis Tindouf par la bande de Mohamed Abdelaziz qui rejoint les efforts de propagande des séparatistes dos au mur après les derniers développements du dossier du Sahara.

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