Laâyoune : Le tourisme, un secteur non encore exploité

Laâyoune : Le tourisme, un secteur non encore exploité

Le secteur touristique au niveau de Laâyoune cherche à damer le pion aux autres villes sahariennes pour devenir la première destination touristique au sud du Royaume. A cet effet, la ville de Laâyoune connaît actuellement le lancement de travaux pour la construction de plusieurs établissements hôteliers dont un de 4 étoiles à l’entrée nord de la ville. Aussi un opérateur public envisage la construction d’un hôtel de luxe près de la station balnéaire Foum El-Oued. Le choix de cette région n’est pas le fruit du hasard puisqu’elle dispose d’un ensemble d’atouts qui lui garantissent d’être un pôle de développement régional en matière du tourisme saharien. Ainsi, elle jouit d’un potentiel touristique considérable qui s’appuie sur des paysages variés et désertiques, précisément l’étendue du littoral sur des centaines de kilomètres offrant de véritables lieux de qualité, de détente, de fascination et un milieu favorable pour développer un tourisme saharien, ainsi qu’un tourisme d’aventure et de dépaysement. En effet, la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra offre aux touristes de multiples occasions pour le dépaysement. Et avec le lancement de la ligne maritime qui la relie aux Îles Canaries, elle peut attirer de nombreux touristes qui séjournent dans ces îles et qui auront le plaisir de découvrir un mode de vie et une nature totalement différente. A leurs tours, les oasis restent parmi les endroits les plus fréquentés par les admirateurs de ce genre touristique. Et parmi les oasis les plus importantes au niveau de cette région, on peut citer Lamsied sis dans le canyon de l’oued Sakia El-Hamra, à une quinzaine de kilomètres à l’est de Laâyoune sur la route principale reliant Laâyoune à Smara. L’oasis est caractérisée par la présence d’un point d’eau douce entouré de palmiers. Un camping touristique est déjà implanté sur place et assure différentes prestations. L’accès au site est assuré par un tronçon de route aménagé. Les lagunes ont aussi de l’attraction, comme c’est le cas avec la lagune Naila, située sur l’axe routier RN 1, à 20 km au sud du centre d’Akhfenir. C’est le plus grand espace lagunaire de toute l’Atlantique marocaine avec un plan d’eau de plus de 3000 ha limité par une falaise rocheuse stratifiée et taillée par l’érosion marine. Pour leur part, les sebkha ne laissent pas les touristes insensibles. Ainsi, à quelques kilomètres de la lagune s’étale le site de Sebkha Tazgha, un lac salé sur une superficie de 600km². Une véritable exploitation de sel qui enchante la vue par l’immensité de son étendue et par le contraste des couleurs. Cette sebkha reflète la morphologie des terrains du Sahara, marquée par un relief varié composé de plateaux et de dépressions géologiques dont le niveau est inférieur à celui de la mer. Selon les professionnels du tourisme au niveau de cette région, sa situation géographique stratégique, plus proche des Îles Canaries, lui confère un avantage décisif pour être l’hinterland d’un espace économique mondial qui accueille environ 12 millions de touristes par an.

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