Laâyoune : Santé : Les infrastructures se renforcent

Laâyoune : Santé : Les infrastructures se renforcent

La région de Lâayoune-Boujdour-Sakia El-Hamra a connu, depuis peu, un bond en matière de santé. A la fin de l’année dernière, le nombre des médecins est passé à 107, celui des infirmiers à 430 et des lits à 389. Ce qui signifie tout simplement une bonne couverture sanitaire pour une population de 245.562 habitants (recensement de 2004). En 1976, la région ne comptait que dix médecins, 132 infirmiers et 114 lits.
A lui seul, le secteur public de la santé  assure une capacité de 410 lits. Le réseau hospitalier de Laâyoune compte ainsi deux grands hôpitaux : l’hôpital Hassan II et le Centre hospitalier Bel Mahdi. Ces deux établissements assurent une capacité de 374 lits. La population  de Boujdour dispose de son propre hôpital doté d’une capacité de 36 lits. Quant au secteur privé, il compte 18 médecins spécialistes, neuf généralistes, neuf chirurgiens dentistes et 68 pharmaciens.
Plus en détail, le nombre d’habitants par lit hospitalier est de 654 sur le plan régional. Alors que  sur le plan national, il est de 1144 habitants par lit hospitalier. Le nombre d’habitants par médecin public  s’élève, lui, à 2.505 contre  3.704 au niveau national.
C’est un remarquable développement donc qu’enregistre la santé publique. Cela  témoigne de la volonté des autorités de subvenir aux besoins sanitaires des populations de la région. « Les services offerts dans le domaine sanitaire dans cette partie du Royaume se sont considérablement améliorés, notamment  avec la multiplication des spécialistes », déclare à ALM Mohamed Benjelloun, directeur du Centre hospitalier Bel Mahdi. Les infrastructures sanitaires de plus en plus importantes permettent, il faut le souligner, à la population d’éviter de se déplacer jusqu’au nord du Royaume pour se soigner.
Aujourd’hui, Laâyoune devient une ville de référence dans le domaine sanitaire pour la population de tout le sud marocain.  Pour preuve, le choix du Centre hospitalier Bel Mahdi dernièrement  parmi les dix meilleurs établissements hospitaliers que compte le Maroc.
A cela s’ajoutent les congrès scientifiques qu’abritent cette ville de manière ponctuelle, comme celui tenu en mois de mars par  la Société marocaine d’endocrinologie, diabète et nutrition (Smedian) pour permettre aux médecins d’échanger leurs expériences et promouvoir la formation continue dans la région.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *