Laâyoune : Une route pour désenclaver les villages de pêche

La réalisation de cette route, longue de 40 km, a nécessité une enveloppe budgétaire de 24,515 millions de dirhams, financée dans le cadre d’un partenariat entre la Direction régionale de l’équipement et du transport de Laâyoune, l’Agence du Sud, le département de la Pêche, et le Fonds Hassan II pour le développement économique et social.
L’achèvement des travaux portant sur de ce tronçon de 40 km a été attendu avec impatience par les populations d’Amgriou, ainsi que par les professionnels de la pêche, puisqu’il va contribuer à l’épanouissement de ce site, qui abrite, en effet, l’un des premiers villages de pêcheurs du sud du Royaume. Le tronçon devra améliorer les conditions de vie de la population de cette station, qui fait de la pêche artisanale et du ramassage des algues marines ses principales activités. Au niveau de ce village, la filière de la pêche artisanale présente la dynamique la plus forte, en terme de rendement et surtout en terme d’emplois générés. Par ailleurs, cette dynamique se matérialise par le fait que plusieurs marins-pêcheurs ont préféré de s’y installer d’une manière définitive.
Selon les explications données par Mohamed Essabihi, le directeur régional de l’équipement à Laâyoune, cette route entre dans le cadre du plan stratégique urgent pour cette région, et renforcera l’infrastructure routière locale, qui dispose déjà de plus de 917 km de routes revêtues dont 76% dans un bon état, alors que ce taux n’était que de 100 km avant la récupération du Sahara marocain. Depuis 1975, plus de 500 millions de dirhams ont été investis au niveau des infrastructures routières dans cette région.
A souligner aussi que dans le cadre du programme des routes rurales, l’Etat entend construire 267 km de routes dans la région de Laâyoune-Boujdour-Sakia El Hamra pour un budget de 146 millions de dirhams. Ce programme s’étale entre 2005 et 2015. Un autre programme est également en cours de finalisation et porte sur la maintenance et l’entretien du réseau routier déjà existant. Ce dernier s’étale sur la période 2005 à 2009 et vise l’entretien de plus de 155 km de routes reparties entre les villes de Boujdour et Laâyoune. Une enveloppe de 60 millions de dirhams est consacrée au financement de cette opération.
Selon des documents de la Direction des routes, le réseau routier a joué au lendemain du retour de la région du Sahara à la mère patrie un rôle de premier ordre dans le développement de la région. En effet, le réseau routier a accompagné l’aménagement portuaire. Il a ainsi établi une complémentarité directe entre les voies terrestres et les voies maritimes suivant une double orientation : d’une part d’Est-Ouest afin de faciliter l’accès à la mer à partir des régions intérieures, d’autre part de Nord-Sud pour créer une liaison directe avec les différents pôles de développement au nord du Royaume. Au lendemain de la libération du Sahara du jong colonial espagnol, les objectifs principaux assignés au programme routier dans la région ont été les suivants: assurer l’acheminement des produits de première nécessité pour l’approvisionnement des populations, rompre l’isolement géographique de la région par la création de liaisons intégrées au réseau national et améliorer les moyens internes de liaison en créant un maillage de routes reliant les centres ruraux aux agglomérations urbaines pour stimuler les échanges entre les différentes régions.

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