L’ANAPEC fait son bilan

Outre son rôle traditionnel d’intermédiation, l’Agence régionale de l’Anapec  à Laâyoune met en œuvre des mesures pour promouvoir l’emploi et les compétences à travers trois ambitieux projets , dont deux déjà en cours. Moukawalati en est le premier et il consiste en l’appui à la création des entreprises et l’encouragement de l’initiative privée  à travers l’accompagnement de la création d’entreprises.
Dans ce cadre, 195 inscrits ont bénéficié de ce programme et 56 bénéficiaires sont en cours d’encadrement. Si neuf projets ont eu l’agrément des banques, les crédits de trois d’entre eux ont été débloqués et un jeune entrepreneur a déjà démarré ses activités employant 5 autres personnes. Le deuxième programme porte sur le domaine de la pêche. Démarré en 2006, ce projet consiste à former 40 jeunes, qui, à leur tour, offriront de l’emploi à quatre personnes chacun.
L’Etat, lui, prend à ses charges les banques. Le troisième programme porte sur la formation et s’articule autour de trois volets. Il s’agit d’abord d’une formation dite «à part entière» assurée par l’Anapec au profit  de 56  bénéficiaires qui viennent d’être recrutés par 11 entreprises. Le deuxième volet  porte sur la formation en BTP en partenariat avec plusieurs intervenants pour répondre  aux  besoins du secteur qui connaît un essor considérable. Enfin, le troisième volet débutera bientôt et profitera aux femmes pour les métiers de traitement et de conservation du poisson. Un besoin de 600 postes est enregistré pour ce dernier secteur.
Outre les autorités publiques, l’Anapec-Laâyoune travaille en étroite collaboration avec plusieurs autres intervenants et notamment l’Agence de développement du sud, le Centre régional d’investissement, les instituts de formation professionnelle et les associations locales.
Pour satisfaire le maximum des demandes d’emploi, les conseillers de l’Anapec  procèdent à la prospection  des postes d’emploi dans les entreprises. Rien qu’en 2006, plus de 207 entreprises ont été visitées par ces conseillers.  «Le marché de l’emploi est très restreint à cause de l’absence de grandes structures», confie à ALM Mohamed Igmiden, directeur de l’agence Anapec de Laâyoune.
Cette région attend de grands chantiers qui vont élargir les opportunités d’emploi et surtout dans les secteurs du BTP, de la pêche et du tourisme. A titre  d’exemple, le groupe Yinna Holding va construire 3 hôtels de haute gamme ainsi que plus de 10.000 logements.

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