Le palais Moulay Hafid restauré

Situé au quartier Hasnouna, le palais des institutions italiennes, plus connu sous le nom de palais Moulay Hafid, s’impose comme l’un des monuments historiques de la ville. Ceux qui ont eu l’occasion de le visiter dernièrement, ont été vraiment impressionnés par la beauté et l’élégance de son architecture au style mauresque.
Ce palais a été construit au  19ème siècle par le Sultan Moulay Hafid bien après l’édification du palais «Dar Al Makhzen» qui a été bâti sous le règne de Moulay Ismaïl au quartier la Kasbah. Le Sultan Moulay Hafid voulait faire de son nouveau palais un chef-d’œuvre qui séduit autant par sa beauté architecturale que par sa superficie. Ce palais qui n’a jamais été habité par le Sultan Moulay Hafid, a été remis à  l’Etat français, protectorat oblige, pour être vendu par la suite aux enchères.
L’ancien palais devient en 1926 propriété du gouvernement italien qui s’est également accaparé du parc mitoyen. Les Italiens ont alors construit aux alentours une église, un hôpital et une école. Le palais change d’appellation et devient «Palais des institutions italiennes», où on organisait des concerts et des expositions et on y donnait des bals et des représentations théâtrales.  
Mais après le départ des autorités consulaires de Tanger, le palais sera laissé à l’abandon  et connaîtra une lamentable dégradation. Face à cette situation, les autorités marocaines ont réagi par le biais du ministère de la Culture qui avait exprimé à maintes reprises sa volonté de reprendre l’ancien palais.
«C’est à l’initiative du consul général d’Italie à Casablanca, Nicolas Lener, que le palais des institutions italiennes a été réhabilité et restauré. Ce consul s’est engagé, dès son arrivée à Casablanca, à rendre à ce monument historique sa splendeur et sa beauté d’antan», a confié à ALM le correspondant consulaire d’Italie au Maroc, Gianfranco Gianelli. Le palais  des institutions italiennes garde toujours son style mauresque- andalous et le visiteur est rapidement séduit par son grand patio arabo- andalous, son jardin atypique par ses plantes et fleurs, son sol et sa grande fontaine en marbre.
Le palais compte quatre salons et les Tangérois de souche disent du grand salon donnant sur le patio qu’il n’a pas d’équivalent dans la ville du détroit. Une grande scène est également dressée dans cette salle où se déroulent les spectacles.
«C’est un fleuron de la ville qui contribue à la grandeur de cette ville», déclare M.Gianelli qui précise avec fierté que depuis  sa réouverture, ce palais «est destiné à accueillir les grands événements culturels qu’organise Tanger».

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