Le tourisme écologique en débat

Le tourisme écologique en débat

Les participants à un atelier international sur le tourisme durable dans les aires protégées du Maroc, qui s’est ouvert le lundi 26 février à Agadir, ont souligné l’urgente nécessité de redoubler d’efforts pour élaborer une stratégie cohérente et équilibrée visant la promotion du tourisme dans ces espaces naturels dans le cadre du développement durable.
Cet atelier constitue une occasion pour actualiser «la feuille de route» relative à la préservation des aires protégées et les mettre au service du développement durable du Royaume, a indiqué le Haut commissaire aux Eaux et Forêts et à la Lutte contre la désertification, Abdeladim El Hafi, dans son intervention lors de la cérémonie d’ouverture de cet atelier
Après avoir rappelé que le Maroc occupe la deuxième place, après la Turquie, au niveau la Méditerranée en matière de biodiversité, M. El Hafi a affirmé que la politique de préservation de ces espaces écologiques au niveau national est confrontée à des contraintes climatiques qui en compromettent la bonne marche, d’où la nécessité de renforcer les efforts consentis depuis des années en vue de leur revalorisation et de leur restauration. Dans le même ordre d’idées, il a évoqué les différentes réalisations en la matière, surtout depuis l’élaboration, en 1996, du plan directeur des aires protégées qui a conduit à l’identification de 154 sites d’intérêts biologique et écologique (SIBE). Selon lui, le nombre des parcs nationaux est passé, après la création en 2006 du parc national de Khnifiss, à neuf dont la superficie est de l’ordre de 606.000 ha.
Pour le wali de la région Souss-Massa-Drâa, gouverneur de la préfecture d’Agadir-Ida Outanane, Rachid Filali, cet atelier revêt une importance particulière du fait qu’il traite de deux secteurs vitaux pour le Royaume : le tourisme et l’environnement. Il a également insisté sur l’importance de l’action entreprise par le Maroc en vue de concilier développement touristique et préservation de la biodiversité. A titre indicatif, il a cité les différentes conventions signées par le Maroc dans ce cadre, faisant observer qu’un tourisme, qui prendrait en compte des spécificités de chaque région et de l’intérêt de la préservation des écosystèmes, ne serait que bénéfique pour la population locale et contribuera à consolider le réseau des aires protégées.
De son côté, l’ambassadeur de l’Allemagne à Rabat, Gottfried Haas, a affirmé que la coopération maroco-allemande concerne notamment la gestion rationnelle de l’eau, le développement de l’économie durable et la protection de l’environnement. Le diplomate allemand a saisi cette occasion pour saluer les efforts consentis par le Maroc pour harmoniser le développement local durable avec la préservation des espaces naturels.
Il a souhaité que le circuit touristique du parc national de Souss-Massa, dont l’inauguration est prévue en marge de la rencontre, donne de nouvelles perspectives au tourisme durable au Maroc.
Pour sa part, Tareq Kabbaj, maire de la ville d’Agadir, a expliqué que l’idée de développer une nouvelle activité touristique, où cohabitent développement social et protection de l’environnement, est importante du fait qu’elle permettra la mise en valeur de la richesse de la faune et de la flore de l’arrière pays et partant garantir des revenus viables aux populations. Organisé par le Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification en collaboration avec le ministère du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie sociale et l’Agence allemande de coopération technique (GTZ), cet atelier de deux jours a été une occasion pour échanger les expériences entre experts marocains et étrangers et débattre des moyens de promouvoir l’écotourisme dans les parcs marocains.

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