Les arts du Sahara

Les arts du Sahara

Les arts du Sahara ont un aspect particulier, dans la mesure où la nature de la région y exerce une grande influence. La chanson est l’une des activités principales et l’une des distractions les plus appréciées. Les musiciens ont une influence non négligeable et ils sont très respectés. Leurs instruments sont fabriqués essentiellement à partir de matière première locale comme les poils de chèvre et la peau de dromadaire. La danse la plus connue dans la région est la «Guedra» , qui est une chorégraphie rythmique qui tire son nom de son principal instrument, la Guedra. Au Sahara, l’instrument musical diffère selon le sexe du musicien. C’est ainsi que le Tidnit est principalement joué par les hommes, alors que l’Ardin est réservé aux chanteuses. Le tambour, quant à lui, est unisexe. La poésie de la région s’inspire du mode de vie nomade et ses vers sont composés en hassanie au détriment de l’arabe classique. Art à haute valeur culturelle, cette poésie a deux éléments essentiels : l’amour et la vie nomade. Elle partage des ponts communs avec la poésie arabe, mais dispose également de ses propres règles et rythmes. Aujourd’hui, cet art nécessite une rapide intervention des autorités pour le préserver et ne pas le limiter aux journées culturelles et touristiques. Au Sahara on trouve également beaucoup de sites archéologiques comportant essentiellement des gravures rupestres sur des supports rudes comme la pierre , et le tumulus, qui sont une pratique d’inhumation sous forme d’une grande tombe ayant la forme d’une calotte sphérique. Parmi les sites les plus connus dans ces régions, il y a Iouraghne, Loumat Al-Asi, et Khnifissa. Pour préserver l’art du Sahara, la ville de Laâyoune a été dotée d’un musée qui a été inauguré le 12 janvier 2001.

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