Les éboueurs dénoncent leur situation

Les employés de la voirie de la ville de Laâyoune mènent un mouvement de grève en guise de protestation contre leurs conditions de travail. En effet, ces employés ont observé deux jours de débrayage, les 12 et 14 mars, pour réclamer l’amélioration de ces conditions, la réglementation de leur statut pour devenir fonctionnaires titulaires de la municipalité, l’augmentation des salaires. Ils réclament également une couverture sociale.
«Actuellement, mon revenu ne me permet pas de joindre les deux bouts. Ce que je gagne de mon travail ne me suffit même pas à couvrir mes besoins. A chaque moitié de mois, j’épuise mon salaire. Un salaire médiocre !», s’indigne Layachi M,  l’un des employés grévistes. De son côté, Brahim L., un autre employé, réclame le droit à la retraite et exige une couverture médicale au même titre que les autres fonctionnaires de la municipalité. «Nous revendiquons nos droits légitimes. Nous avons droit à la retraite et à une couverture médicale. Nous refusons cet état de choses. Si la ville est propre, c’est grâce à notre travail», martèle-t-il, l’air en colère. Au total, ils sont 280 employés qui ont déjà manifesté leur colère. Mais en vain.
Ils sont soumis au régime de l’Administration de la promotion nationale, qui a été créé en 1961. Les recrutés effectuent de simples travaux dans l’intérêt collectif, en contre-partie, ils reçoivent un salaire mensuel dont le montant ne dépasse pas 1350 Dh. Il s’agit d’un emploi provisoire en attendant de trouver un travail fixe et bien rémunéré. Cependant, certains de ces employés travaillent depuis plusieurs années au profit de la municipalité sans que leur situation change. En effet, certains d’entre eux ont commencé à travailler pour le compte de la municipalité de Laâyoune depuis 1976. Ils affirment travailler dans des conditions qu’ils qualifient «d’insupportables», sept jour sur sept et de ne pas avoir le droit au repos. Ils précisent également trimer les jours des fêtes (religieuses et nationales), sans aucune augmentation de salaire. Ils affirment n’avoir le droit au congé qu’en cas de maladie ou d’accident de travail.
«Nous commençons notre journée à 6 heures du matin jusqu à midi et de 14 heures jusqu’à 17 heures. Ce qui fait un total de neuf heures de travail effectif. Nous travaillons comme des machines et notre santé est menacée par les maladies et les virus, à cause des déchets», se plaint l’un des grévistes qui fait observer que son revenu «ne couvre même pas les frais des médicaments et des soins».
Les protestataires sont déterminés à poursuivre leur mouvement jusqu’à gain de cause.

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