Les jeunes de 13 à 15 ans sont les plus menacés par le tabagisme

Les jeunes de 13 à 15 ans sont les plus menacés par le tabagisme

La journée mondiale sans tabac qui sera célébrée le 31 mai est une occasion pour s’arrêter sur les méfaits du tabagisme. «Le tabagisme est à l’origine d’un grand nombre de maladies comme le cancer, les maladies cardio-vasculaires et les maladies respiratoires. La lutte contre le tabagisme exige un plan stratégique qui doit prendre en considération un grand nombre de facteurs en relation avec le milieu social des victimes du tabagisme», a déclaré à ALM Dr Adil Chaïbainou, pneumo- allergologue au Centre hospitalier régional de Beni Mellal. Malgré les méfaits du tabagisme, le nombre de victimes ne cesse d’augmenter. D’après la direction d’épidémiologie au ministère de la Santé, les jeunes âgés entre 13 et 15 ans restent les plus menacés par le tabagisme. «Au début, ce n’était qu’un jeu. Je fumais avec mes camarades car on croyait que c’était un acte de bravoure et de civilisation. Maintenant, le tabagisme est devenu un malheur, un suicide prémédité, une honte, voire un calvaire. Je me demande comment je pourrai arrêter de fumer. C’est une gageure pour moi», a déclaré Ali qui fume depuis 30 ans. De par le monde, le tabagisme fait 5 millions de victimes chaque année et le bilan pourrait s’alourdir d’ici l’an 2030, selon un rapport de l’OMS sur la lutte antitabac, publié en février 2008. A Beni Mellal, l’enquête menée au niveau des Centres de santé et des hôpitaux a dévoilé que le taux des fumeurs a atteint, à l’hôpital de Fquih Ben Salah, 13,11% pour les hommes et 0% pour les femmes. L’enquête a également relevé que ce taux a enregistré, au centre hospitalier régional de Beni Mellal, 13,08% pour les hommes et 0,93% pour les femmes. Quant à l’hôpital de Kasbat Tadla, les hommes enregistrent 12% et le taux enregistré par les femmes est de 0%.
Pour un grand nombre de jeunes étudiants, le tabac est devenu la panacée de tous leurs problèmes et toutes les souffrances. «Il m’est fort difficile de faire des révisions sans fumer. Je suis conscient de la gravité de ma dépendance, mais je n’y peux rien», a confié à ALM un jeune étudiant âgé de 22 ans. Pour sa part, Omar, un vieil homme qui fume depuis plus de 50 ans, conseille les jeunes «de s’abstenir de fumer s’ils veulent être en bonne et parfaite santé». S’il en est ainsi, la lutte contre le tabagisme exige un plan d’action qui doit tenir compte des spécificités de chaque région et des efforts considérables de la part du ministère de la Santé.

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