L’impact des petits barrages sur l’écosystème et la santé

Cet atelier qui s’inscrit dans le cadre de l’étude de l’impact des petits barrages sur l’écosystème et la santé, a pour objectif de promouvoir le développement durable des communautés et des  écosystèmes ruraux dans les zones arides et semi arides. Cette évaluation de l’impact des petits barrages sur les écosystèmes et la santé humaine a pris comme modèle le cas du petit barrage Asgherkiss à Aït Baha au Maroc.
Cette étude vise le développement d’une méthodologie pour la mobilisation communautaire, l’initiation d’une analyse d’impact, l’élaboration d’une approche pour le développement d’indicateurs et la mise en place de propositions d’actions. Ainsi, les études réalisées dans ce cadre ont permis de relever l’impact positif de ce barrage sur le comportement de la population en matière d’hygiène et de réduction des risques sanitaires en aval. Ce petit barrage a joué également un grand rôle dans l’amélioration de la disponibilité en eau pour l’irrigation, l’usage domestique et pour la faune sauvage. «L’eau du barrage est utilisée à des fins domestiques par au moins 50% des ménages en aval, ce qui contribue  à une meilleure qualité d’hygiène», souligne Zahra Hayat, membre de l’équipe de recherche de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA).
«La mise en place du barrage  a engendré un changement substantiel dans la vie des femmes», explique-t-elle dans sa communication sur l’impact socioéconomique de ce barrage. Les participants à cet atelier ont examiné plusieurs thèmes dont notamment « Les petits barrages au Maroc», «L’impact du petit barrage d’Asgherkiss sur l’écosystème et la santé humaine » et «Le rôle des ONG dans le développement et la gestion des ressources hydriques ». Une table ronde  sur l’optimisation de la gestion et l’utilisation des petits barrages, a été également organisée dans le cadre de cette manifestation. Il est à noter que la construction des petits barrages est l’une des solutions adoptées par le Maroc dans le but de parvenir à une meilleure gestion des eaux.
C’est dans cette optique que le barrage d’Asgherkiss (situé dans la commune rurale d’Aouganz, cercle Ait Baha,  province de Chtouka Ait Baha) a été construit. Ce barrage a une capacité de 50.000 m3 et une hauteur de digue de 14,5 m. Il sert surtout à l’irrigation, à l’usage domestique et à l’abreuvement du bétail. Cet atelier a été organisé par l’INRA en collaboration avec le Centre  de recherche pour le développement international (CRDI), l’International Water Management Institute (IWMI) et l’Institut national d’hygiène (INH).

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