L’unicef veut lutter contre la vulnérabilité

L’unicef veut lutter contre la vulnérabilité

L’Agence de développement de l’oriental (ADO) et l’Unicef se sont alliés pour lancer une série d’initiatives de développement durable centrées sur l’enfance. Ils soutiennent ainsi des projets initiateurs qui mettent à la disposition de trois provinces de l’Oriental : Figuig, Taourirt et Jerada, des moyens pour l’accomplissement de leur stratégie de développement. Ce programme vise le renforcement des capacités des communes rurales classées prioritaires par l’INDH afin d’élaborer, d’une manière participative, des actions de développement. Et ce, en se basant sur l’expérience du Plan de développement communal en faveur de l’enfant et de la femme.
Cette action commune qui s’étalera sur cinq ans, de 2007 à 2011, vient d’être lancée suite à une série de réunions et de visites qu’entreprend du 18 au 20 avril, des responsables de l’Agence de développement de l’Oriental et l’Unicef avec leurs partenaires régionaux.
«Notre approche se base sur deux critères. D’abord, mettre l’accent sur la planification et le diagnostic participatif au niveau communal. Puis, développer la qualité des services communautaires afin d’améliorer la situation de l’enfant dans son propre milieu», a déclaré Maie Ayoub von Kohll, représentante de l’Unicef au Maroc.
La responsable onusienne a fait aussi remarquer que son contact direct avec les associations et les acteurs locaux impliqués dans ce processus de développement vise a promouvoir la réalisation des projets de développement communautaire en faveur des enfants et des femmes. Il s’agit notamment de la refonte des structures préscolaires afin de baliser le terrain et dégager les indicateurs qui touchent à l’enfance. Un travail similaire a été entrepris et est destiné à réduire la mortalité maternelle et néonatale au niveau des maisons d’attente pour femmes enceintes et accouchées (Dar Al Oumouma).
De son côté, El Kébir Hannou, directeur du développement humain à l’Agence de développement de l’Oriental, a recommandé aux associations rencontrées à Taourirt et à Jerada de se mettre au diapason des pratiques enrichissantes peaufinées dans d’autres régions.
«L’ADO essaie de faire bénéficier la région des expériences réussies dans d’autres provinces du Royaume. Après le succès de notre première action avec le PNUD, il fallait s’ouvrir sur d’autres partenaires expérimentés. Pour se parfaire, on vient de signer une convention cadre avec l’Unicef pour lutter contre la précarité et la pauvreté dans le milieu rural. Par le renforcement des moyens participatifs, on vise aussi à associer la société civile dans cette nouvelle conception de partenariat. L’objectif de toutes ces actions de développement est de pérenniser l’action entreprise en laissant sur le terrain des populations organisées en mesure de concrétiser et réussir leurs projets». Au niveau de l’Oriental, les deux organismes interviendront aussi sur des structures financées par l’INDH. Les rencontres tenues, en ce sens, avec les associations impliquées dans cet effort de développement, ainsi que les communes rurales et autorités locales visent à orienter les acteurs de développement (ONG) vers des actions qui pérennisent cette initiative. Les 14 millions DH mobilisés par l’ADO offrent des opportunités importantes en termes de perspectives de développement pour que ces entités locales puissent accéder à un meilleur mode de vie et prennent en charge leur propre développement.

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