Maghreb-Europe : un forum pour les jeunes

Cette 3ème édition du forum euro-maghrébin de la jeunesse à laquelle ont pris part des jeunes originaires du Maroc, d’Algérie, de Tunisie, de Libye, de Mauritanie, de France, d’Espagne, de Grande-Bretagne, d’Italie, d’Allemagne, de Belgique et des Pays-Bas, a connu l’organisation de plusieurs ateliers et tables rondes portant notamment sur «La situation du Maghreb et les entraves à l’Union» et «Le rôle de la jeunesse dans l’avenir du Maghreb».
Les participants ont débattu de questions relatives à l’immigration et à la fuite des cerveaux, au rôle de l’immigration maghrébine dans l’édification de ce groupement régional et au partenariat euro-maghrébin. Ils ont mis l’accent sur l’importance d’une concentration qui reflète les  préoccupations majeures d’une génération en quête de l’édification d’un Maghreb uni et solidaire. L’objectif est de se mettre au diapason  et développer des liens réfléchis  de coopération euro-maghrébine. Intervenant lors de la séance de clôture, le président de l’Union des jeunes euro-maghrébins (UJEM), Abdessamad Filali,  a réitéré les convictions des jeunes euro-maghrébins de développer un partenariat constructif entre l’Europe et le Maghreb, promouvoir les valeurs de la démocratie et des droits de l’Homme et participer à une coopération économique Nord-Sud dans le cadre du transfert des compétences et du savoir-faire.
«Nous mènerons une réflexion collective sur ce partenariat euro-maghrébin dans le but de se l’approprier et de lui donner tout son sens, car c’est en des termes nouveaux que nous souhaitons fonder le dialogue entre les jeunes de l’Europe et du Maghreb», a-t-il indiqué, tout en faisant observer qu’ « il est dans l’intérêt de l’Europe et du Maghreb, de développer des synergies entre les deux ensembles et de dépasser le modèle actuel».
Quant au président du conseil de la région de l’Oriental, Taieb Ghafes, il a mis l’accent sur la nécessité de mener une réflexion commune sur les questions auxquelles font face les pays maghrébins et européens, en particulier celles ayant trait à la coopération, l’immigration, l’environnement et la paix dans la Méditerranée. Le traitement de la question de l’immigration est tributaire, entre autres, de la création de postes d’emploi dans les pays de la rive sud de la Méditerranée, a estimé M. Ghafes, appelant, dans ce sens, à s’inspirer du modèle japonais qui avait contribué à l’émergence des «Tigres asiatiques», grâce à l’injection de ses capitaux dans cette région.
De son coté, le directeur général de l’Agence pour la promotion et le développement économique et social des provinces de l’Oriental, Mohamed Mbarki, s’est félicité du climat dans lequel se sont déroulés les travaux de ce Forum.
L’organisation de cette manifestation, a-t-il dit en substance, coïncide avec la célébration par la région de l’Oriental du 4ème anniversaire du discours prononcé par SM le Roi Mohammed VI à Oujda, le 18 mars 2003, notant que ce discours avait tracé de nouvelles orientations pour le développement de la région.
Les autres intervenants ont également  appelé au raffermissement des liens entre les jeunes et les Associations de la société civile en vue de donner une nouvelle impulsion à la dynamique maghrébine. Ils ont affirmé que «le prix du non Maghreb est désastreux», expliquant que les cinq pays payent la facture de  l’inexploitation des avantages dont dispose cet ensemble régional engendrant ainsi la méfiance des investisseurs étrangers, la réduction de la taille des marchés ainsi que  l’asymétrie diplomatique et commerciale face à l’Europe.
Pour ne pas rester dans les beaux discours et les déclarations d’intention, les participants ont préparé des projets afin de transformer les volontés et les vœux en des réalisations concrètes et palpables. Le communiqué final de ce forum révèle la signature de plusieurs conventions notamment en matière des nouvelles technologies numériques, des droits de l’Homme,  des énergies renouvelables et du bâtiment.  Le document soulève le problème épineux de la fuite des cerveaux qui menace le Maghreb. Les participants  préconisent, entre autres, de dépasser les systèmes incitatifs classiques basés sur le foncier, le financier et le fiscal, de renforcer la transparence et les structures d’interface au niveau des universités maghrébines et européennes et de multiplier les fonds d’investissement régionaux dédiés à  la recherche, l’innovation et  la création d’entreprise.
L’UJEM, dont le siège est à Paris, vise à promouvoir la culture démocratique et le dialogue entre les associations maghrébines de la société civile et à contribuer au développement des pays du Maghreb.

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