Marrakech : La circulation et la pollution à l’ordre du jour

La wilaya de la région Marrakech Tensift-Al Haouz, le conseil de la ville de Marrakech et le conseil régional de l’Ordre des architectes en partenariat avec le Centre de développement de la région de Tensift ont organisé récemment avec le soutien de «Diputacio Barcelona» une journée de réflexion sur «La circulation à Marrakech : situation actuelle et perspectives d’avenir».
Cette journée a été programmée pour identifier les problématiques relatives à la circulation dans la cité impériale et les démarches à adopter pour améliorer la qualité de vie, le trafic routier et la qualité de l’air. Ainsi, plus de 120.000 véhicules circulent dans la cité ocre, soit une croissance évaluée à 4% par an.
Par conséquent, d’après des substances toxiques relevées par la Fondation MohammedVI pour la protection de l’environnement, la qualité de l’air propre à Marrakech demeure au-dessous des normes établies par l’Organisation internationale de la santé. Un constat qui incite à plus de vigilance. «Marrakech est la ville des véhicules à deux roues, 170 .000 motocyclettes et 40.000 vélos ont été recensés dans le cadre de l’étude relative au plan de déplacement urbain. Mais le manque de couloirs de circulation spécifique mène ces véhicules à emprunter les mêmes voies que celles des voitures. Ceci engendre des embouteillages et contribue à accroitre les risques de collisions et d’accidents», explique Ahmed Chehbouni, président du CDRT. Et d’ajouter que: «Marrakech détient actuellement le record d’accidents de la circulation. Plus de 2800 accidents ont été enregistrés en 2008, soit près de 6 accidents par jour». «Le manque de civisme et le non-respect du code de la route sont des facteurs qui contribuent à cette situation», a -t–il conclu.
De même, la problématique de la circulation dans le milieu urbain a été largement débattue. Mohamed Benchakroune, membre du conseil régional de l’Ordre des architectes, a dévoilé les principaux facteurs de la pollution dans la ville, dont figurent des enjeux démographiques, traduits par les mutations socio – économiques qui ont bouleversé l’aménagement urbain de la cité ocre. Egalement, des enjeux sociologiques, considérant  le caractère ancestral de la ville.
Des solutions ont été suggérées lors de cette journée de réflexion. Elles ont porté, entre autres, sur la gestion urbaine qui doit prendre en charge les déplacements des citoyens et la mise en place d’une coopération ainsi qu’une intégration des réseaux urbains régionaux. En outre, les responsables de la gestion de la ville ocre doivent adopter des outils tarifaires afin de réduire le trafic routier. Ces outils peuvent ainsi être accompagnés d’une interdiction de circuler ou de stationner au centre-ville, en vue de régulariser les déplacements.

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