Meknès : Ingénieur agronome, un métier d’avenir

Le cercle des élèves ingénieurs de l’Ecole nationale d’agriculture de Meknès (ENAM) a organisé, les 8 et 9 juin, la troisième édition du forum ENA 2007 sous le thème: «Les métiers d’avenir de l’ingénieur agronome dans le cadre de la mondialisation ». Selon les organisateurs, ce forum constitue une véritable opportunité offerte aux professionnels pour s’ouvrir sur le secteur agricole, connaître ses nouveautés, discuter ses éventuelles difficultés et s’approcher de l’institution de formation en vue d’énoncer leurs besoins en compétences et aptitudes, notamment pour faire face à une mondialisation qui devient une réalité non négligeable.
Ce forum, ont-ils ajouté, accordera également aux étudiants la chance de connaître concrètement les exigences du marché d’emploi et de montrer au grand public le «produit ENA» à travers une meilleure connaissance de ses capacités scientifiques, techniques, managériales et de communication.
«Dans une situation où l’agriculture représente l’épine dorsale de l’économie marocaine, avec une contribution de 15 à 20% au PIB national, les institutions d’enseignement agricole de notre pays sont appelées à jouer un rôle important en matière de modernisation de l’agriculture nationale par la formation des ressources humaines compétentes, capables de s’adapter à un monde en perpétuel changement», a indiqué le secrétaire d’Etat chargé du Développement rural, Mohamed Mohattane, dans son allocution lors de l’ouverture du forum.
Il a souligné que «l’ENAM doit rénover ses programmes pour former des ingénieurs dotés de compétences, non seulement en matière de techniques agricoles, mais aussi de la connaissance et du savoir-faire dans le domaine de la gestion et de la valorisation des ressources naturelles». M. Mohattane n’a pas manqué de rappeler le programme lancé par le gouvernement visant la formation de 10.000 ingénieurs à l’horizon 2010. Il a dans ce sens appelé l’ENAM à saisir cette opportunité pour s’ouvrir davantage sur le monde extérieur en consolidant l’enseignement des langues, de la communication, du marketing, afin de faire de ses lauréats de véritables entrepreneurs.
Le directeur de l’ENAM, Mohammed Boulif, a pour sa part fait savoir que son établissement était en train de rénover ses programmes de formation pour y introduire une bonne dose de nouvelles technologies de l’information et de la communication, de langues et de management, aux côtés des disciplines traditionnelles du domaine agronomique. «L’objectif de cette réforme est de permettre aux lauréats de s’insérer valablement dans un marché de l’emploi qui se globalise au fil des jours, même sur notre territoire», a expliqué M. Boulif. Pour sa part, Ali Abidar, président de l’association des lauréats de l’ENAM, a mis l’accent sur certains problèmes dont souffre l’ingénieur agronome marocain, notamment ceux relatifs à la politique agricole qui n’a pas offert, selon lui, les moyens nécessaires (plate-forme foncière, accessibilité aux moyens de production…) pour permettre l’implication directe et active des ingénieurs agronomes dans le secteur de la production agricole.
Selon lui, le système de formation supérieure agronomique n’a pas préparé des ingénieurs orientés vers l’entrepreneuriat agricole. Il n’a par ailleurs pas évolué pour répondre de façon adéquate aux besoins du marché national. L’espoir, a-t-il dit, «reste de mise pour rectifier le tir à travers la réforme de l’enseignement supérieur actuellement en cours».

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