Meknès : Moukawalati fait de la proximité

«Moukawalati, nouvelle opportunité pour accompagner l’initiative privée», est le thème d’un séminaire d’information organisé, vendredi 1er juin à Meknès, par la Caisse centrale de garantie (CCG), en partenariat avec l’Agence nationale de la promotion de l’emploi et des compétences (ANAPEC), avec comme objectif de renforcer la communication de proximité au niveau régional sur le programme.
Intervenant à l’ouverture de ce séminaire, Nourdine Benkhalil, directeur général adjoint de l’ANAPEC, a expliqué que l’organisation de cette rencontre s’inscrit dans le cadre du plan de communication mis en place par la commission technique nationale, dans le but d’asseoir au niveau régional un échange et une communication entre les différents intervenants du programme Moukawalati. Il ajouté que le but escompté est de «renforcer ce programme qui, avec toutes les améliorations en cours, sera un dispositif judicieux pour l’accompagnement des jeunes qui voudraient créer leurs entreprises». M Benkhalil a, par ailleurs, fait savoir que, depuis son lancement en septembre 2006 jusqu’à fin mai 2007, le programme Moukawalati a suscité l’intérêt de 12760 personnes, dont 8414 présélectionnées par les guichets Moukawalati. Sur ce chiffre, 4143 dossiers ont été sélectionnés par les commissions régionales dont 2786 déposés à la banque. Le nombre de projets agréés par les banques est de l’ordre de 644 dont seulement 130 ont bénéficié d’un déblocage de prêt. Précisant que les résultats réalisés jusqu’à aujourd’hui restent en deçà de l’objectif fixé pour le programme, qui est la création de 30.000 entreprises à l’horizon 2008. Il a mis l’accent sur les retards que connaissent certains projets en matière de déblocage de crédits, appelant toutes les parties concernées à se réunir pour y remédier.
M. Benkhalil a, par ailleurs, expliqué qu’avec l’entrée en vigueur, à partir du 1er juin, de l’avance sur l’avance (qui consiste à donner aux jeunes une partie de l’aide financière prévue), la question de déblocage de prêts sera fluidifiée.
Pour, sa part, Abdelaziz Bounakhla, chef du département des Engagements délégués et des fonds sociaux à la CCG, a précisé que dans le but d’accélérer le rythme de traitement des dossiers reçus par la CCG, cette dernière a adopté un processus d’automatisation de tout le processus.
L’accessibilité au crédit pose ainsi problème. Les participants à cette rencontre ont expliqué que les banques ne jouent pas leur rôle, et constituent un handicap pour la mise en œuvre du programme Moukawalati. Ils ont fait savoir, qu’au niveau de la région Meknès Tafilalet, sur 30 projets déposés aux banques, seulement 5 ont obtenu un accord de financement, chose qui entraîné, selon eux, un climat de défaillance et une baisse d’affluence de la part des porteurs de projets sur le programme.

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