Nabila Maan revient dans sa ville natale

Nabila Maan revient dans sa ville natale

Pour son premier concert jeudi 1er mars à Fès, sa ville natale, la chanteuse Nabila Maan a fait un tabac au complexe culturel Al Houria. Un public enthousiaste a même refusé de quitter la salle exigeant de nouvelles chansons de sa chanteuse préférée. Malheureusement pour ces fans, leur égérie a quitté la scène sitôt finie sa belle prestation. Dans sa loge, elle était rayonnante et la fatigue n’a en rien entamé son amabilité. Habillée d’un top en blanc Angora et d’un jean délavé, qui lui donnaient le look d’une pudique adolescente, Nabila Maan, en dépit de son jeune âge (17 ans), reste lucide et confie avec simplicité tout en cachant son émotion : «devant un tel accueil, n’importe quel artiste doit être sur un nuage et, sincèrement, je ne trouve pas de mots pour remercier ce public qui m’a adoptée et m’a encouragée». D’un geste machinal, elle essuie une larme (de joie), précisant qu’elle ressent «une drôle de sensation à chaque concert», mais à Fès, «c’est un peu spécial». Pour ses nombreux admirateurs, le secret de son succès serait cette mixtion de genres très diversifiés et cette musique à chaque fois originale et bien arrangée. C’est aussi ce feeling assez spirituel qui colore toutes les notes et les paroles de ses chansons. Cette perfectionniste qui est très exigeante avec elle-même, révèle qu’elle essaie à chaque fois de se surpasser et d’innover. «J’estime que je n’ai pas droit à l’erreur, je dois toujours être à la hauteur des attentes de mon public», confie-t-elle.
Nabila que le rock ballad, les blues, et même le chaâbi inspirent et qu’elle harmonise d’ailleurs avec subtilité et finesse, fait part de son admiration pour Céline Dion et le «grand et immortel» Jacques Brel. «Dès mon jeune âge, j’étais en admiration devant ces grands de la chanson internationale», lance-t-elle en prenant comme témoin sa maman dont les yeux étaient pleins de fierté.
Cette auteur-compositeur-interprète au sourire calme et aux yeux pétillant d’intelligence, explique que les gestes et les images peuvent déclencher sa sensibilité . «Je vois ce qui se passe dans le monde et autour de moi, je m’empreigne de tout ce mélange qui bouillonne à l’intérieur de moi-même», relève-t-elle avec son sourire doux et calme.
Quant à ses projets d’avenir, Nabila revèle qu’elle est en train de préparer et de peaufiner un deuxième album, après «D’nya» qui comportait onze chansons, dont une a été écrite par son père et qui s’intitule « Hina Kalat » qui fait jaillir la créativité de la chanteuse. Ce premier album comporte également une chanson écrite par Omar Sayed, de Nass El Ghiwane. Le groupe légendaire de Hay Mohammadi fait partie de ses références musicales. C’est le cas de la célèbre « Essineya » qu’elle a reprise à la sauce techno. Pour les spécialistes, la poésie et la qualité des arrangements ainsi que cette harmonie entre rythmes maghrébo-orientaux et mélodies rock bluesy, donnent à cette jeune artiste un cachet particulier qu’apprécient les jeunes Marocains.

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