Nador : Les expulsés d’Algérie plaident leurs droits

Les victimes des expulsions arbitraires d’Algérie, réunies samedi à Nador, ont appelé le gouvernement algérien à reconnaître leur droit à la réparation du préjudice moral et matériel que leur a causé l’expulsion et, partant, à œuvrer au rapprochement entre les deux pays et peuples et l’édification du Maghreb. Cet appel a été lancé, lors de la rencontre initiée sous le thème «Comment contribuer à l’édification d’un Maghreb de droit, de paix et de prospérité», par l’Association de défense des Marocains victimes des expulsions arbitraires d’Algérie (ADEMA-Maroc et Europe), à la veille du 2ème congrès des Marocains ayant vécu en Algérie, prévu dimanche à Nador. Cette rencontre ambitionne de faire connaître la cause des 45.000 expulsés d’Algérie au grand public, notamment les Marocains résidant à l’étranger de retour dans leur pays d’origine pour les vacances, a indiqué le président de l’ADEMA-Maroc, Mohamed Herouachi.
Pour sa part, Fatiha Saidi, députée au Parlement de Bruxelles, dont les grands-parents ont vécu cette expérience douloureuse, a souligné que cette rencontre vise essentiellement à sensibiliser l’ensemble de la communauté marocaine de l’étranger aux souffrances endurées en 1975 par leurs concitoyens en Algérie et les inciter à agir en faveur de cette cause juste.
La cause des familles expulsées d’Algérie, qui constitue une question des droits de l’Homme, ne pourrait être réglée par la seule réparation matérielle. D’autant plus qu’il s’agit d’une affaire de «dignité humaine, de devoir de mémoire et de reconnaissance des sacrifices de toute une génération», a relevé Mme Saidi.
Le président de l’ADEMA-Europe, Mohamed Charfaoui a, pour sa part, indiqué que le gouvernement algérien est appelé à reconnaître le droit des Marocains expulsés d’Algérie à la réparation morale et matérielle et à ouvrir les frontières en faveur du rapprochement entre les deux peuples.
Lors de cette rencontre, plusieurs victimes de ces expulsions ont livré des témoignages touchants sur les souffrances qu’elles ont endurées à cause des agissements des autorités algériennes qui les ont forcées à quitter le pays dans des conditions inhumaines, en les dépossédant de leurs biens.
L’ADEMA, créée en 2005 à Nador, avait lancé un appel au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, pour la création d’une commission internationale d’enquête sur «le crime contre l’humanité commis par des responsables algériens» contre ces Marocains.

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