Ouarzazate : Le cinéma ouvre les portes du tourisme

Avec plus de 100 tournages de différents genres à longueur d’année et un flux touristique réalisant 550.000 nuitées par an, le bilan annuel est souvent signe de deux vecteurs ayant une seule finalité: le développement local de la ville. Le silence étant naturellement garanti, dans le toponyme même d’Ouarzazate qui veut dire «Sans bruit» en langue amazighe, ce n’est absolument plus la peine que quelqu’un impose le «Silence, on tourne». Un atout qui séduit aussi bien les makers movies internationaux que les touristes en quête de quiétude. «Body of lies», «Babel», «Gladiateur», «Les dix Commandements», «The hills have eyes», autant de productions dont le tournage a ponctué le quotidien des Ouarzazis durant ces dernières années.
La population qui n’en est que ravie, essaye, autant que faire se peut, d’adapter ses conceptions, aux nouvelles donnes structurelles. Fint, Aït Benhaddou, Tamdakht, Idelsane, Tifoultout, Tisfoutaline, Amridil, autant de plateaux naturels et patrimoniaux qui sont désormais multilingues et multiethniques. Des lieux où s’arrête le temps.
L’objectif de la caméra comme l’oeil charmé du touriste s’en réjouissent amplement. Ils se sont transformés, au bonheur des scénaristes, en champ de bataille afghan, quartiers irakiens, palais andalous, désert mexicain ou encore en terre égyptienne, berceau du prophète Moise et de la civilisation pharaonique. Cette originalité naturelle et cette magnificence donnent forcément la place au rêve et entre ce dernier et la réalité, se dresse une part des actions à entreprendre impérativement pour pérenniser et surtout optimiser une telle tendance. D’un autre côté, les hôtes de la capitale marocaine du cinéma contribuent à la promotion touristique et partant à augmenter le taux de retour. Si Tarfaya le fut par le biais de Saint-Exupéry, Ouarzazate s’est rendue célèbre par les la qualité des stars qui y ont séjourné: Omar Shérif, Brad Pitt, Russel Crowe, Orlando Bloom, Leonardo DiCaprio, Michael Douglas, entre autres.
 Les débuts de ce mariage remontent au temps de Lawrence d’Arabie avec Omar Shérif en tête d’affiche, lorsque l’industrie cinématographique a été enracinée grâce aux premiers touristes ayant découvert la beauté des sites désertiques. Ce créneau n’a pas tardé à montrer toute sa pertinence. Il est actuellement d’un apport considérable pour le taux de remplissage des structures hôtelières de la ville.
 Il a fait découvrir le sud marocain à beaucoup d’Européens et d’Américains, dans toute sa splendeur, sa magie, son charme et son sens de l’aventure.
 Les mesures préconisées par la stratégie de développement de l’industrie cinématographique arrêtée pour la région seraient certainement à même d’accompagner ces deux secteurs prometteurs.

• Mustapha Elouizi (MAP)

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