Oujda : Colloque sur l’entrepreneuriat dans le secteur laitier

Oujda : Colloque sur l’entrepreneuriat dans le secteur laitier

Sous le thème «Valorisation de la production laitière: quelle démarche entreprendre?», la Faculté des sciences et le CUDRO de l’Université Mohammed Ier d’Oujda organiseront les 13 et 14  décembre en partenariat avec l’Ecole supérieure de technologie, la direction régionale de l’agriculture, l’Agence de développement de l’Oriental, le conseil de la région, le CUD de Belgique et l’ONSSA, un colloque sur l’entrepreneuriat dans le secteur laitier. Les thèmes abordés se rapporteront aux bonnes pratiques d’élevage et de production du lait, la fabrication du lait et ses dérivés, la conduite de l’élevage, les organismes professionnels, les systèmes d’assurance qualité ainsi que la traçabilité et les normes et exigences réglementaires. Un autre volet sera consacré à l’économie et à la gestion des plans d’affaires dans ce secteur. L’objectif étant de booster tout en valorisant les facteurs de production qui agissent sur la qualité de la production laitière et ses dérivés au niveau de l’Oriental.
Contacté par ALM, le professeur Abdesslam Asehraou de la Faculté des sciences d’Oujda a précisé que la production du fromage reste l’une des meilleures méthodes de valorisation du lait. Elle permet l’élaboration d’un produit plus stable que le lait, et bien apprécié par le consommateur pour ses propriétés organoleptiques et nutritionnelles. Ceci dit, «bien que la production laitière soit importante au niveau de cette région, l’industrie fromagère y est encore très limitée. Des efforts considérables ont été déployés par l’Etat, par  plusieurs organismes de développement, en particulier l’Agence de l’Oriental, la direction régionale de l’agriculture, les autorités locales (INDH), afin de promouvoir la production de certains fromages typiques de la région, en particulier le fromage de chèvre, qui procurent aux éleveurs un revenu assez satisfaisant tout au long de l’année». Dans l’argumentaire préparé à cette occasion, les organisateurs précisent que la production du lait contribue à hauteur de 7,14% du PIB industriel marocain, et emploie 13% de la population active. Par ailleurs, les conditions actuelles de sa production et de sa transformation pourraient être améliorées grâce aux apports des avancées scientifiques et techniques. Il est évident que dans les conditions actuelles de sa production et de sa  transformation, le lait est exposé à la dégradation de sa qualité, due à divers contaminants microbiologiques, pathogènes et d’altérations chimiques. Ce qui se répercute négativement sur l’agriculteur, par la dévaluation de sa production, sur les opérateurs économiques de transformation du lait par les pertes économiques engendrées lors de sa transformation, et également sur le consommateur par les risques sanitaires présentés par les bactéries pathogènes et les résidus chimiques. Par ailleurs, les participants à ce colloque auront pour mission de renforcer la coopération entre les différents acteurs académiques et professionnels de la filière laitière, et ce dans le but de consolider les opportunités de développement de ce secteur.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *